Voices of Travelers

Saint-Moritz en 2 à 3 jours : que faire, d'après les voyageurs

Synthèse des carnets de voyage : au-delà du mythe de la jet-set, ce que les voyageurs retiennent vraiment de la station des Grisons.

Le lac de Saint-Moritz entouré de montagnes enneigées au crépuscule
Le lac de Saint-Moritz et les sommets de l'Engadine.

Saint-Moritz évoque immédiatement le luxe, les manteaux de fourrure et le champagne sur les pistes. Pourtant, à la lecture des récits de voyageurs, une autre réalité se dessine : celle d’un camp de base exceptionnel pour explorer la haute vallée de l’Engadine. Si les boutiques de créateurs attirent une clientèle fortunée, la grande majorité des visiteurs viennent ici pour les lacs d’altitude, la lumière si particulière de la région et les panoramas alpins accessibles sans être un alpiniste chevronné.

Ce qui fait consensus

  • Prendre de la hauteur. La ville elle-même n’est qu’un point de départ ; le vrai spectacle se trouve aux sommets environnants.
  • Le train comme attraction. L’arrivée ou le départ via les lignes ferroviaires panoramiques fait partie intégrante de l’expérience pour presque tous les voyageurs.
À ne pas ratertransport

Le Bernina Express. Beaucoup de voyageurs profitent de leur séjour pour emprunter un tronçon de ce train panoramique rouge, classé à l’UNESCO, qui serpente à travers les glaciers en direction de l’Italie.

Les essentiels, lieu par lieu

L’itinéraire classique se partage entre le fond de la vallée et les sommets.

Le lac de Saint-Moritz (St. Moritzersee). C’est le cœur naturel de la station. Le tour complet fait environ 5 kilomètres, sur un chemin plat et très bien aménagé. Plusieurs carnets conseillent de s’y promener tôt le matin, quand le vent est nul et que les montagnes se reflètent parfaitement sur l’eau calme.

Le sommet de Muottas Muragl. Accessible par un funiculaire rouge historique, ce belvédère culmine à 2453 mètres. Le conseil qui revient le plus souvent dans les récits est d’y monter en fin d’après-midi : la vue sur la chaîne des lacs de l’Engadine au coucher du soleil y est décrite comme la plus belle de la région.

Le centre-ville (St. Moritz Dorf). C’est ici que se concentrent la Via Serlas (l’avenue du luxe) et les établissements historiques. Les voyageurs notent qu’il est agréable de s’y promener pour observer l’ambiance, et beaucoup recommandent de s’arrêter chez Hanselmann, une pâtisserie institutionnelle, pour un chocolat chaud (même si les prix y sont élevés).

Le Piz Nair. Ce sommet à 3057 mètres est accessible directement depuis le centre du village via un funiculaire puis un téléphérique. Les voyageurs préviennent qu’il faut toujours vérifier la météo en bas : même par une chaude journée d’été, le vent au sommet peut être glacial.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

L’architecture de la station. Beaucoup de voyageurs arrivent avec l’image d’un village suisse traditionnel fait de petits chalets en bois. Ils sont souvent surpris, voire déçus, par l’architecture urbaine de Saint-Moritz (particulièrement dans le quartier de Bad), marquée par de gros blocs hôteliers en béton construits au fil du XXe siècle. Certains trouvent que cela gâche le paysage, d’autres n’y prêtent pas attention et se concentrent sur la nature environnante.

avis partagés · sur l’architecture

Infos pratiques

  • Accès : L’arrivée par le train (via les Chemins de fer rhétiques) est spectaculaire et vivement recommandée par rapport à la voiture, d’autant que le stationnement sur place est rare et cher.
  • Saison : Très prisée en hiver pour le ski, la station est tout aussi appréciée en été (juillet-août) pour la randonnée. Attention à l’entre-saison (novembre et avril) où beaucoup d’établissements, d’hôtels et de remontées mécaniques ferment leurs portes.
  • Budget sur place : Très élevé. Compter au minimum 30 à 40 CHF pour un repas simple dans une auberge, et bien plus dans les restaurants du centre. Les voyageurs à petit budget recommandent de s’éloigner vers les villages voisins (comme Celerina ou Samedan) pour se restaurer.
À ne pas raterbudget

L’astuce des remontées mécaniques incluses : plusieurs carnets signalent qu’en été, de nombreux hôtels et auberges offrent le pass pour les téléphériques et bus de la région dès la deuxième nuit sur place. Une économie majeure à vérifier lors de la réservation.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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