Voices of Travelers

La route de l'Atlantique en 1 jour : l'itinéraire conseillé par les voyageurs

Synthèse des carnets de route : les arrêts qui valent vraiment le coup d'œil sur cette portion mythique de la côte norvégienne, et ce qu'il faut savoir avant de prendre le volant.

Le pont de Storseisundet sur la route de l'Atlantique avec l'océan en arrière-plan
Le célèbre pont de Storseisundet, surnommé le pont ivre.

Connue sous le nom d’Atlanterhavsveien, cette portion de la route 64 relie les villes de Molde et Kristiansund en sautant d’île en île. Si les images aériennes ont fait le tour du monde, la réalité du terrain surprend souvent ceux qui s’y aventurent.

Ce qui fait consensus

La première remarque qui frappe à la lecture des carnets de route concerne la longueur du trajet. La route de l’Atlantique ne fait que 8,3 kilomètres. Sans arrêt, elle se traverse en moins de dix minutes. Le conseil qui revient partout est donc de ralentir et de s’arrêter à chaque aménagement pour faire durer l’expérience.

fait l’unanimité · sur la courte durée

L’autre point d’accord majeur concerne la météo. Beaucoup de voyageurs soulignent que la route change totalement de visage selon le temps : paisible sous un grand soleil estival, elle devient impressionnante, voire intimidante, lors des tempêtes d’automne quand les vagues s’écrasent sur les ponts.

Les essentiels, lieu par lieu

Le pont de Storseisundet. C’est l’image d’Épinal de la route, souvent surnommé le pont ivre en raison de sa courbe asymétrique. Les récits recommandent de se garer sur les aires de stationnement situées de part et d’autre pour observer l’illusion d’optique qui donne l’impression que la route s’arrête net dans le vide.

L’île d’Eldhusøya. C’est l’arrêt le plus aménagé du parcours. Presque tous les voyageurs mentionnent la promenade sur la passerelle métallique surélevée qui fait le tour de l’île. Elle permet de marcher au-dessus de la végétation sans l’abîmer et offre un point de vue dégagé sur l’océan. Un café à l’architecture moderne s’y trouve, très pratique pour une pause face au vent.

Le belvédère d’Askevågen. Plus discret, ce petit point de vue vitré situé au bout d’un brise-lame est souvent cité pour la sensation d’immersion qu’il procure. Plusieurs carnets notent qu’on s’y sent littéralement au ras de l’eau, un effet particulièrement saisissant quand la houle est forte.

L’église en bois debout de Kvernes. Bien qu’elle ne soit pas sur les 8 kilomètres stricts de la route, beaucoup de voyageurs profitent de leur passage sur l’île d’Averøy pour faire ce léger détour. Les récits apprécient le contraste entre l’ingénierie moderne des ponts et l’architecture traditionnelle de cette église du XIVe siècle, située face au fjord.

Les avis partagés

Faut-il faire un grand détour pour la voir ?

C’est la question qui divise le plus. Pour certains voyageurs, l’ingénierie des ponts et le cadre naturel justifient d’adapter son itinéraire. D’autres, en revanche, préviennent qu’il ne faut pas traverser la moitié du pays uniquement pour ces 8 kilomètres. Le risque de déception est réel si l’on s’attend à rouler des heures au-dessus de l’océan. La recommandation générale est de l’intégrer logiquement dans un trajet entre Trondheim et Ålesund, plutôt que d’en faire une destination isolée.

avis partagés · sur le rapport temps-trajet

Infos pratiques

  • Accès : La route 64 relie Kårvåg (sur l’île d’Averøy) à Vevang. Elle s’intègre généralement dans un trajet plus large entre Molde au sud et Kristiansund au nord.
  • Péage : La route de l’Atlantique en elle-même est aujourd’hui gratuite. Attention cependant, si vous arrivez de Kristiansund, le tunnel sous-marin (Atlanterhavstunnelen) qui permet de rejoindre l’île d’Averøy est soumis à un péage automatique.
  • Temps sur place : Prévoyez entre une et deux heures pour parcourir les 8 kilomètres en incluant les arrêts aux différents belvédères et la marche sur Eldhusøya.
À ne pas raterquand y aller

Si l’été offre des conditions de conduite sereines, plusieurs voyageurs estiment que l’automne est la saison la plus spectaculaire pour observer la force de l’océan, à condition de rouler prudemment.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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