Voices of Travelers

Les Pouilles en road trip : que voir en 5 à 7 jours

Ce qui ressort d'une quinzaine de carnets de route : l'itinéraire optimal, les villages où s'attarder, et les pièges touristiques à éviter.

Les falaises de Polignano a Mare et ses maisons blanches surplombant l'Adriatique
Les falaises de Polignano a Mare.

Le talon de la botte italienne se prête particulièrement bien au format du road trip. Sur les nombreux récits analysés, une constante se dégage : une semaine permet de balayer la Vallée d’Itria et de faire une incursion vers Matera, mais il faudra faire des choix si vous comptez descendre jusqu’au Salento, tout au sud.

Ce qui fait consensus

  • Louer une voiture est indispensable. Les transports en commun entre les petits villages de la Vallée d’Itria sont jugés trop contraignants par la quasi-totalité des voyageurs.
  • Privilégier Monopoli comme camp de base. Plutôt que Bari ou Polignano a Mare, beaucoup conseillent de poser ses valises à Monopoli pour rayonner facilement dans le centre de la région.
  • Matera est hors région, mais essentielle. Bien que située en Basilicate, cette ville troglodyte est systématiquement intégrée aux itinéraires d’une semaine.
large consensus · sur l’itinéraire de base

Les essentiels, lieu par lieu

Polignano a Mare. La ville est célèbre pour sa plage encastrée entre deux falaises, la Lama Monachile. Plusieurs carnets préviennent qu’il est quasiment impossible d’y poser sa serviette en pleine journée. Le conseil qui revient partout est d’y aller pour la vue depuis les terrasses panoramiques, plutôt que pour la baignade.

Alberobello. C’est la capitale des trulli, ces petites maisons blanches aux toits coniques. Pour éviter l’effet parc d’attractions, les voyageurs recommandent d’y être avant 9 h du matin, ou d’explorer le quartier Aia Piccola, nettement moins commerçant que le Rione Monti.

Ostuni. Surnommée la ville blanche, elle est perchée sur une colline dominant les oliviers. Beaucoup signalent que le charme réside dans le fait de se perdre dans le labyrinthe de ruelles plutôt que de chercher un monument précis. Le stationnement en bas de la ville est fortement recommandé pour s’épargner des manœuvres difficiles.

Matera. Presque tous les récits insistent sur la nécessité d’y passer au moins une nuit. La ville s’illumine à la tombée du jour, offrant une atmosphère que les visiteurs de passage en pleine après-midi ratent totalement.

À ne pas ratervue

Pour le meilleur panorama sur les Sassi de Matera, de nombreux voyageurs conseillent la courte randonnée jusqu’au belvédère de Murgia Timone, juste en face de la ville, particulièrement au coucher du soleil.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

La baignade dans les Pouilles centrales. Si la côte est très photogénique, les plages de sable se font rares autour de Polignano et Monopoli, qui offrent surtout des rochers et des criques minuscules. Ceux qui cherchent de longues étendues de sable fin sont souvent déçus et conseillent de descendre plus au sud, vers la mer Ionienne.

avis partagés · sur les plages du nord

Lecce et le Salento. Sur un itinéraire de 5 à 7 jours, l’intégration de Lecce divise. Certains estiment que l’architecture baroque de la ville mérite le détour coûte que coûte. D’autres préviennent que cela ajoute beaucoup de temps de route et préfèrent se concentrer uniquement sur la Vallée d’Itria.

Infos pratiques

  • Quand y aller : Mai, juin, septembre et octobre font l’unanimité. L’été (juillet-août) est jugé étouffant et saturé de touristes.
  • Conduite et ZTL : C’est le piège le plus cité. Les centres historiques sont des Zones à Trafic Limité (ZTL). Les caméras flashent automatiquement les plaques non autorisées. Les voyageurs conseillent de toujours se garer sur les parkings extérieurs, souvent délimités par des lignes bleues (payants).
  • Budget sur place : À titre indicatif, les carnets rapportent qu’on peut manger une excellente focaccia ou un plat de pâtes pour 10 à 15 € dans les petites trattorias, mais les prix grimpent vite sur les places principales d’Ostuni ou face à la mer à Polignano.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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