Voices of Travelers

Matera en 1 à 2 jours : que voir, d'après les voyageurs

Une douzaine de récits épluchés : l'essentiel pour explorer la cité de pierre sans se perdre, et les points de vue qui font l'unanimité.

Vue panoramique sur les Sassi de Matera au crépuscule
Les Sassi s'illuminent à la tombée de la nuit.

Visiter Matera, c’est explorer l’une des plus anciennes cités continuellement habitées au monde. Sur la douzaine de carnets de voyage analysés, le constat sur la durée est clair : une journée complète permet de voir l’essentiel du centre historique, mais y consacrer deux jours est le conseil qui revient le plus souvent. Cela laisse le temps de traverser le ravin pour admirer la ville de loin, et surtout de voir les pierres s’illuminer à la nuit tombée.

Ce qui fait consensus

  • Se perdre est la meilleure stratégie. Tous les voyageurs s’accordent à dire qu’il est inutile de suivre un plan strict dans les Sassi. Les ruelles s’entremêlent, montent, descendent et passent sur les toits des maisons inférieures.
  • L’importance des chaussures. C’est une mise en garde omniprésente dans les récits : les pavés en pierre calcaire sont inégaux et particulièrement glissants, surtout par temps de pluie. Les talons et les semelles lisses sont à proscrire.
  • La magie du crépuscule. La majorité des carnets soulignent que la ville change totalement d’atmosphère à la tombée de la nuit, lorsque les petites lumières jaunes s’allument une à une dans la roche.

Les essentiels, lieu par lieu

Les Sassi (Caveoso et Barisano). Ce sont les deux grands quartiers historiques qui forment la vieille ville. Plusieurs voyageurs notent une différence d’ambiance : le Sasso Barisano est plus restauré et abrite de nombreux commerces, tandis que le Sasso Caveoso, orienté vers le sud, a conservé un aspect plus brut et troglodytique.

La Casa Grotta di Vico Solitario. Pour comprendre comment s’organisait la vie dans ces grottes, la plupart des récits recommandent la visite de cette maison-musée. On y découvre l’aménagement typique où une famille entière cohabitait avec ses animaux (mulet, poules, cochons) dans une seule pièce creusée dans la roche.

L’église rupestre Santa Maria de Idris. Perchée sur un piton rocheux au milieu du Sasso Caveoso, elle est citée dans presque tous les itinéraires. Les voyageurs apprécient particulièrement la vue panoramique depuis son parvis, ainsi que les fresques byzantines à l’intérieur (où les photos sont interdites, précisent plusieurs carnets).

large consensus · point de vue majeur

Le Palombaro Lungo. Située sous la Piazza Vittorio Veneto, cette immense citerne d’eau souterraine surprend beaucoup de visiteurs. Les récits conseillent de réserver la visite guidée (souvent disponible en anglais ou en italien) pour bien saisir l’ingéniosité du système de récupération des eaux de pluie de la ville.

Le belvédère de Murgia Timone. Situé de l’autre côté du ravin (la Gravina), c’est de là qu’est prise la photo classique de Matera. Pour s’y rendre, les plus sportifs empruntent le pont suspendu et le sentier de randonnée qui descend dans le ravin avant de remonter. Ceux qui préfèrent éviter la marche abrupte signalent qu’on peut y accéder en bus ou en voiture.

À ne pas ratervue

La Piazzetta Pascoli offre le point de vue le plus accessible et le plus photographié directement depuis la ville haute, idéal pour observer le Sasso Caveoso sans avoir à marcher.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Dormir dans une grotte (un Sasso). Beaucoup d’hôtels proposent des chambres troglodytiques. Pour certains voyageurs, c’est l’expérience d’une vie, justifiant un budget plus élevé. Pour d’autres, l’expérience est nuancée : ils pointent du doigt l’humidité naturelle de la roche, le manque de lumière du jour, et surtout la difficulté d’y acheminer ses valises à travers les volées d’escaliers.

avis partagés · expérience vs confort

Infos pratiques

  • Accès en train : Un conseil pratique très fréquent : Matera n’est pas desservie par le réseau ferroviaire national Trenitalia. Depuis Bari, il faut emprunter la compagnie régionale Ferrovie Appulo Lucane (FAL). Le trajet prend environ 1h45.
  • Voiture et stationnement : Le centre historique est une Zone à Trafic Limité (ZTL). Les voyageurs en road-trip préviennent qu’il faut se garer dans les parkings payants de la ville nouvelle (comme le parking de la Piazza Cesare Firrao) ou vérifier si l’hébergement propose un service de navette.
  • Saisonnalité : L’été (juillet-août) est souvent décrit comme étouffant, la pierre réverbérant fortement la chaleur. Le printemps et l’automne sont les périodes les plus recommandées pour arpenter les escaliers sans souffrir du soleil.
  • Budget sur place : À titre indicatif, les carnets rapportent qu’un repas simple (comme une crapiata, la soupe de légumineuses locale) coûte autour de 10 à 15 €, tandis que les billets couplés pour visiter plusieurs églises rupestres tournent autour de 7 à 8 €.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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