Bologne en 1 à 2 jours : que voir, d'après les voyageurs
Une synthèse des carnets de voyage récents pour découvrir la capitale d'Émilie-Romagne, entre arcades historiques et gastronomie généreuse.

Bologne se découvre d’abord par le ventre et par les pieds. Surnommée « La Dotta, La Grassa, La Rossa » (la savante, la grasse, la rouge), la capitale de l’Émilie-Romagne séduit les voyageurs par ses kilomètres d’arcades et son ambiance étudiante, loin de la saturation touristique de Florence ou de Venise.
Ce qui fait consensus
- L’omniprésence des portiques. Avec près de 40 kilomètres d’arcades classées au patrimoine mondial, la ville se visite par tous les temps. C’est un avantage souligné partout : on s’y abrite de la pluie comme du soleil brûlant.
- La gastronomie comme attraction principale. On vient à Bologne autant pour s’attabler que pour visiter. La qualité moyenne des restaurants y est jugée exceptionnelle.
- Une ville à taille humaine. Le centre historique, dense et ramassé, se parcourt entièrement à pied en un week-end.
Les essentiels, lieu par lieu
La Piazza Maggiore et la Basilique San Petronio. C’est le cœur battant de la ville. La basilique surprend par sa façade inachevée, coupée net entre le marbre blanc et la brique brute. Plusieurs récits rappellent une consigne stricte : l’entrée est gratuite, mais les épaules et les genoux doivent être couverts, sous peine de se voir refuser l’accès par les gardiens.
Le Quadrilatero. Juste à côté de la place principale s’étend le plus vieux marché de la ville, un dédale de ruelles étroites aux noms évocateurs (rue des orfèvres, rue des poissonniers). Les vitrines regorgent de meules de parmesan et de mortadelle géantes. Le conseil pratique qui revient le plus souvent est d’y venir en fin de journée pour l’aperitivo, tout en prévenant que les petites tables en terrasse sont prises d’assaut très tôt.
Oubliez les spaghettis à la bolognaise, qui n’existent pas ici. Le consensus des voyageurs est strict : il faut commander les véritables tagliatelle al ragù et les tortellini in brodo (servis dans un bouillon).
L’Archiginnasio et le Théâtre Anatomique. Cet ancien siège de l’université de Bologne (la plus vieille du monde occidental) possède une cour intérieure dont l’accès est libre. En revanche, beaucoup de carnets recommandent de payer les quelques euros nécessaires pour voir la bibliothèque et surtout le théâtre anatomique, tout en conseillant de réserver son créneau en ligne lors des week-ends de forte affluence.
Les Deux Tours (Asinelli et Garisenda). Ces deux tours penchées sont l’emblème de Bologne. Si la montée des 498 marches de la tour Asinelli était autrefois l’activité la plus recommandée pour la vue sur les toits rouges, une mise en garde récente s’impose : de nombreux voyageurs signalent que l’accès est actuellement suspendu pour des travaux de consolidation de sa voisine, la Garisenda. Il faut donc se contenter de les admirer d’en bas.
Le Sanctuaire de San Luca. Perché sur une colline à l’extérieur du centre, on y accède en marchant sous le plus long portique du monde (3,8 km et 666 arcades). Ceux qui font le trajet préviennent qu’il faut prévoir de bonnes chaussures et de l’eau, car la montée finale est particulièrement raide.
Les avis partagés
C’est là qu’un guide honnête se distingue.
La Finestrella (la petite fenêtre de la Via Piella). Il s’agit d’une petite trappe dans un mur qui, une fois ouverte, offre une vue sur l’un des rares canaux encore à l’air libre de la ville. Si l’idée est romantique, beaucoup de voyageurs avouent leur déception. La file d’attente est souvent longue pour prendre une simple photo, et le canal est parfois totalement à sec selon la saison. Certains conseillent de passer son chemin si la foule est trop dense.
Infos pratiques
- Saison : Le printemps et l’automne sont largement plébiscités pour profiter de la ville. La plupart des récits déconseillent l’été, jugé étouffant dans cette cuvette géographique.
- Transport depuis l’aéroport : Le Marconi Express, un monorail reliant l’aéroport à la gare centrale en moins de 10 minutes, est cité comme la solution la plus pratique, bien que son tarif (autour de 12 € l’aller simple) soit noté comme un peu élevé.
- Budget sur place : Les prix de la restauration sont légèrement inférieurs à ceux de Rome ou Milan. À titre indicatif, les voyageurs rapportent qu’il faut compter entre 15 et 25 € pour un excellent plat de pâtes fraîches dans une trattoria traditionnelle. L’hébergement dans le centre historique reste en revanche un poste de dépense important.
Sur la carte
Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.
Sources
- Les Voyages d'Adélaïde · « Visiter Bologne en 2 jours : le meilleur itinéraire »
- L'Elephant Voyageur · « Visiter Bologne en Italie en 2 jours »
- Nos Coeurs Voyageurs · « Un week-end à Bologne : mon guide pour tout voir »
- La souris globe-trotteuse · « Que visiter, que faire à Bologne en 1,2,3 jours »
- Mi-fugue, mi-raison · « Bologne, une de nos villes préférées en Italie »
- Voyager en photos · « Que voir à Bologne ? Visiter les incontournables en 2 jours »
- Carnets Voyages · « Visiter Bologne : 15 choses à faire et voir »
- Le Solo Backpacker · « Visiter Bologne en 2 jours : Itinéraire complet, budget et conseil 2026 »
- Hero · « Week-end à Bologne, Italie : nos conseils »
- Vanupied · « Itinéraires à Bologne en 2, 3 jours : Parcours à pied en 25 étapes »
- Amarsi Aperitivo · « Visiter Bologne en un week end »
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