Voices of Travelers

Landmannalaugar en 1 ou 2 jours : randonnées et sources chaudes

Synthèse des récits de voyageurs : comment accéder à cette région reculée des Hautes Terres, quelles randonnées choisir et les pièges à éviter.

Montagnes de rhyolite colorées et fumerolles au Landmannalaugar
Les montagnes colorées du Landmannalaugar.

Au cœur des Hautes Terres islandaises, le Landmannalaugar est célèbre pour ses montagnes de rhyolite aux teintes irréelles et ses sources géothermales. Accessible uniquement pendant les courts mois d’été, c’est le terrain de jeu privilégié des marcheurs, mais s’y rendre demande une vraie préparation logistique.

Ce qui fait consensus

  • La nécessité d’un vrai 4x4. Presque tous les carnets préviennent : les routes F (F208, F225) exigent un véhicule surélevé. La piste F208 Sud implique même des passages à gué délicats.
  • L’arrivée matinale. Les voyageurs recommandent d’arriver avant 9 h ou après 16 h pour éviter la foule des bus à la journée et trouver de la place sur le parking.
  • La météo imprévisible. La pluie, le vent fort et le soleil peuvent s’enchaîner en moins d’une heure. L’équipement multicouche revient comme le conseil numéro un.
fait l’unanimité · 4x4 obligatoire
À ne pas raterquand y aller

La fenêtre d’accès est très courte : les routes des Hautes Terres n’ouvrent généralement que de fin juin à début septembre. En dehors, le site est impraticable par ses propres moyens.

Les essentiels, lieu par lieu

Brennisteinsalda (la vague de soufre). C’est la randonnée qui revient dans la quasi-totalité des récits (environ 2 à 3 heures, boucle de 6,5 km). Beaucoup notent que le contraste entre la lave noire du champ de Laugahraun et les flancs rouges et ocres de la montagne justifie le déplacement. Le sentier grimpe doucement à travers des fumerolles actives.

Bláhnjúkur (le pic bleu). Plus exigeant, ce sommet offre un panorama à 360 degrés sur cinq glaciers par temps clair. Plusieurs voyageurs signalent que la montée est raide et la cendre glissante, mais que l’effort (compter 3 heures) est largement récompensé par la vue plongeante sur les vallées colorées.

Le champ de lave de Laugahraun. Pour ceux qui ont moins de temps, cette boucle plus plate serpente au milieu de blocs d’obsidienne tranchante. Un conseil fréquent dans les carnets : rester strictement sur les sentiers balisés, la mousse islandaise qui recouvre la lave étant extrêmement fragile et longue à repousser.

La source chaude naturelle (People’s Pool). Située juste à côté du campement de base, c’est le passage obligé après la marche. La plupart des récits préviennent qu’il n’y a pas de vestiaires fermés sur le ponton : on se change souvent dans le vent froid, avant de plonger dans une eau à environ 38°C.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Prendre le bus ou conduire soi-même. Ceux qui louent un 4x4 apprécient la liberté de s’arrêter en route (notamment sur la très prisée F208 Sud), mais d’autres soulignent le stress généré par les passages à gué. Le bus des Hautes Terres (depuis Hella ou Reykjavík) est souvent cité comme l’alternative sereine, bien qu’elle impose des horaires stricts.

avis partagés · bus ou conduite autonome

Dormir sur place. Le camping du Landmannalaugar divise fortement. Certains adorent l’expérience de se réveiller seuls au milieu des montagnes pour attaquer les sentiers à l’aube. D’autres préviennent que le terrain est rocailleux (difficile de planter des sardines), extrêmement exposé au vent, et que les installations sanitaires sont rudimentaires pour le prix.

Infos pratiques

  • Accès : La piste F208 Nord (depuis la route 26) est l’approche la plus facile. Elle ne comporte pas de gué majeur avant le tout dernier, situé juste devant le campement. Beaucoup de voyageurs conseillent de se garer sur le parking avant ce gué et de traverser la rivière via la passerelle piétonne pour éviter tout risque avec le véhicule de location.
  • Budget sur place : L’accès au site naturel est gratuit. En revanche, l’utilisation des toilettes et des douches du campement est payante pour les visiteurs à la journée (environ 500 ISK).
  • Équipement : Des chaussures de randonnée imperméables, un coupe-vent robuste, et un maillot de bain avec une serviette dans le sac à dos.
À ne pas raterbudget

Si vous ne campez pas, prévoyez de la petite monnaie ou une carte bancaire pour payer le Facility fee donnant accès aux sanitaires du camp de base.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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