Voices of Travelers

Les fjords de l'Ouest en Islande : que voir en 2 à 3 jours

Une région sauvage qui se mérite. Loin de la route circulaire, voici ce que les voyageurs retiennent vraiment de cette péninsule isolée.

2 à 3 joursRoad-tripNature
La cascade de Dynjandi s'écoulant en éventail sur les roches basaltiques
La cascade de Dynjandi, emblème de la région.

Les fjords de l’Ouest exigent un détour conséquent depuis la route numéro 1, ce qui en fait l’une des régions les moins visitées d’Islande. C’est précisément ce qui motive ceux qui s’y aventurent : on y vient pour le silence, les routes sinueuses et les falaises peuplées d’oiseaux.

Ce qui fait consensus

  • Les temps de trajet s’allongent. Les fjords obligent à de longs détours en U le long des côtes, et une bonne partie du réseau n’est pas goudronnée. On y roule très lentement.
  • Le sentiment d’isolement. C’est la promesse tenue de la région, loin des bus touristiques du Cercle d’Or ou de la côte Sud.

Les essentiels, lieu par lieu

La cascade de Dynjandi. C’est le point d’orgue naturel de la péninsule. Plusieurs carnets notent qu’on l’aperçoit de très loin depuis la route, mais qu’il faut marcher environ 15 minutes sur un sentier aménagé pour apprécier sa forme en éventail. Un conseil pratique qui revient souvent : prévoyez de bonnes chaussures, le chemin grimpe et glisse un peu près des chutes inférieures.

Large consensus · le site naturel majeur

Les falaises de Látrabjarg. Le point le plus à l’ouest de l’Europe est le spot privilégié pour observer les macareux moines (de mi-mai à mi-août). La plupart des récits recommandent d’y aller en fin de journée ou tôt le matin : les oiseaux rentrent de la pêche et se posent près du bord. Attention au vent, beaucoup préviennent qu’il faut s’allonger sur le ventre pour regarder en bas sans risquer la chute.

La plage de Rauðisandur. Une immense étendue de sable doré ou rougeâtre selon la lumière, qui détonne avec le noir volcanique du reste du pays. Presque tous les voyageurs signalent que la route d’accès (la 614) est vertigineuse, avec des lacets serrés en gravier non protégés. La prudence y est de mise.

Ísafjörður. La principale bourgade de la région. Les voyageurs s’accordent pour dire que c’est l’étape stratégique indispensable pour faire le plein d’essence, quelques courses au supermarché, ou s’offrir un repas chaud après des jours de route.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

La conduite sur les routes de gravier. Si certains adorent l’aventure des pistes cabossées, d’autres trouvent la conduite épuisante et très stressante, surtout par temps de pluie ou de brouillard. Les nids-de-poule et l’absence de glissières de sécurité sur les routes côtières divisent nettement l’expérience.

Avis partagés · sur le stress au volant

Le rythme de deux jours. Beaucoup de voyageurs ayant opté pour un passage express de 48 heures avouent avoir couru et passé la majorité de leur temps dans la voiture. Ceux qui y consacrent trois ou quatre jours rapportent une expérience beaucoup plus sereine.

Infos pratiques

  • Saison : La région se visite presque exclusivement en été (de fin mai à septembre). En hiver, la neige et la glace bloquent de nombreux cols et isolent certains villages.
  • Véhicule : Bien qu’un véhicule classique puisse emprunter les routes principales l’été, la majorité des récits recommande fortement un 4x4 pour affronter les nids-de-poule et les routes de gravier avec plus de confort et de sécurité.
  • Essence : Les stations-service sont rares. La règle d’or appliquée par tous les voyageurs : faites le plein dès que vous croisez une pompe, même si le réservoir est à moitié plein.
À ne pas raterbudget

L’accès aux sites naturels comme Dynjandi ou Látrabjarg est entièrement gratuit, mais prévoyez un budget conséquent pour l’essence, qui se consomme vite sur ces routes exigeantes.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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