La côte sud de l'Islande en 2 jours : cascades et plages noires
Une synthèse des carnets de route pour explorer la célèbre route 1 jusqu'à Vík : les arrêts qui valent vraiment le coup et les pièges d'affluence.

La portion de la route 1 qui relie Reykjavik à Vík í Mýrdal concentre à elle seule une grande partie de l’imagerie islandaise. C’est l’itinéraire le plus documenté par les voyageurs, et pour cause : en moins de 200 kilomètres, les glaciers, les volcans et les chutes d’eau s’enchaînent à un rythme effréné.
Ce qui fait consensus
- La densité des arrêts. La plupart des récits soulignent qu’on passe plus de temps hors de la voiture qu’à rouler. Les distances sont courtes, mais chaque kilomètre offre un nouveau point de vue.
- L’affluence. C’est la région la plus visitée du pays après le Cercle d’Or. Beaucoup préviennent qu’en milieu de journée, les parkings des cascades principales sont saturés de bus touristiques.
- L’équipement imperméable. Un conseil qui revient partout : le vent et les embruns des cascades mouillent jusqu’aux os. Le pantalon et la veste imperméables ne sont pas une option.
Les essentiels, lieu par lieu
Seljalandsfoss. C’est la fameuse cascade dont on peut faire le tour par l’arrière. Presque tous les carnets recommandent d’y être avant 9 h ou après 18 h pour éviter la foule. Plusieurs voyageurs signalent un détail pratique : le chemin derrière le rideau d’eau est extrêmement glissant et boueux. À quelques centaines de mètres à pied sur la gauche, beaucoup conseillent de ne pas rater Gljúfrabúi, une autre chute cachée dans une faille rocheuse, souvent moins bondée.
Skógafoss. Trente kilomètres plus loin, cette cascade de 60 mètres de large impressionne par sa puissance brute. Le consensus est clair : il faut monter les quelque 400 marches sur la droite pour admirer la vue depuis le belvédère supérieur. Les jours de soleil, les voyageurs notent qu’un arc-en-ciel quasi permanent se forme à sa base.
Pour les amateurs de photographie, plusieurs récits conseillent de visiter Skógafoss en début de matinée, quand la lumière frappe directement le rideau d’eau.
La plage de Reynisfjara. La célèbre plage de sable noir, encadrée par des orgues basaltiques géométriques. C’est l’un des arrêts les plus spectaculaires, mais aussi le plus redouté.
Les récits sont unanimes sur le danger des « sneaker waves » (vagues scélérates) à Reynisfjara. Il ne faut jamais tourner le dos à l’océan ni s’approcher trop près de l’eau, même par temps calme.
Vík í Mýrdal. Le village marque souvent la fin de ce tronçon de deux jours. Les voyageurs recommandent de monter jusqu’à la petite église au toit rouge (Víkurkirkja) pour avoir une vue dégagée sur le village et les pitons rocheux au loin. C’est aussi l’étape stratégique désignée par tous pour faire le plein d’essence et des courses.
Les avis partagés
C’est là qu’un guide honnête se distingue.
L’épave du DC-3 à Sólheimasandur. C’est le grand sujet de division sur cet itinéraire. Pour atteindre la carcasse de cet avion américain écrasé en 1973, il faut marcher environ 45 minutes (l’aller) sur une immense étendue de sable noir balayée par les vents, le parking étant en bordure de la route 1.
Certains voyageurs adorent l’ambiance post-apocalyptique et le potentiel photographique du lieu. D’autres, très nombreux, estiment que la longue marche monotone n’en vaut pas la peine, surtout sur un itinéraire court de deux jours où le temps est compté. Ils pointent aussi la foule qui grimpe sur l’épave, ruinant l’atmosphère désolée.
Infos pratiques
- Conduite : La route 1 est entièrement asphaltée et très bien entretenue. En été, une voiture classique suffit amplement. En hiver, les récits rappellent que la météo changeante peut fermer des tronçons en quelques minutes ; un 4x4 et la consultation du site officiel road.is sont indispensables.
- Budget et stationnement : Les sites naturels sont gratuits, mais la plupart des parkings (Seljalandsfoss, Reynisfjara) sont désormais payants via des applications ou des bornes (compter l’équivalent de 5 à 7 euros par site).
- Ravitaillement : Les supermarchés (comme l’enseigne Bónus, très citée pour ses prix plus abordables) sont rares sur la route. Les voyageurs conseillent de faire le plein de provisions à Reykjavik ou à Selfoss avant de s’engager vers Vík.
Sur la carte
Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.
Sources
- Vincent Voyage · « Que faire en ISLANDE ? Visiter la COTE SUD en roadtrip, évidemment ! »
- Lust In Her World · « 2 jours d'hiver en Islande: glaciers, lagons, plages de sable noir »
- Hello Travelers · « Que faire dans le sud de l'Islande ? Itinéraire et conseils pratiques »
- ZigZag Voyages · « Côte Sud de l'Islande - Carte + 21 lieux d'intérêt + conseils »
- Les globe blogueurs · « Que visiter sur la côte sud en Islande ? »
- Marguerite & Troubadour · « Une semaine de voyage dans le sud de l'Islande et le Cercle d'Or »
- Voyage-Islande.fr · « Sur la route de Vik »
- Mymyroadtrip · « Roadtrip Islande : Voir les cascades le long de la route 1 jusqu'à Vik »
- L'Odyssée des Renards · « Le sud de l'Islande : cascades en tout genre, macareux, Vik et sa plage de sable noir, Canyon Fjaðrárgljúfur »
- 2 Vikings en voyage · « Les merveilles du sud de l'Islande »
- Les carnets de route de Sophie · « Road trip autour de Vik dans le sud de l'Islande en hiver »
- Et pourtant elle tourne... · « Road trip en Islande #2 De Reykjavik à Vík »
- Perspectives de voyage · « Vik, Islande : Guide complet pour découvrir le sud de l'Islande »
- Juste Maudinette · « ROADTRIP EN ISLANDE - DIRECTION VIK »
- Globe-trottine · « Une semaine dans le sud de l'Islande (partie 1) »
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