Voices of Travelers

Le tour du Beaufortain : étapes et conseils pour 5 à 7 jours de marche

Une quinzaine de carnets de randonnée passés au crible : l'itinéraire, les refuges à privilégier et les difficultés réelles de ce trek alpin.

5 à 7 joursRandonnéeNature
Le lac de Roselend et les sommets du Beaufortain en été
Le lac de Roselend, point de passage central du massif.

Le GR de Pays du Tour du Beaufortain attire les marcheurs qui cherchent une alternative plus sauvage au très fréquenté Tour du Mont Blanc. Avec une distance moyenne de 100 à 110 kilomètres et près de 6 000 mètres de dénivelé positif, la boucle exige une bonne condition physique, mais récompense l’effort par des panoramas très ouverts sur les Alpes.

Ce qui fait consensus

La quasi-totalité des récits souligne le caractère préservé du massif. Les marcheurs apprécient particulièrement l’omniprésence du mont Blanc en toile de fond, visible depuis la majorité des cols, et la multitude de lacs d’altitude qui jalonnent le parcours.

Un autre point fait l’unanimité : la qualité du balisage (rouge et jaune pour le GR de Pays) et l’abondance des points d’eau, qui allègent considérablement le sac à dos.

large consensus · exigeant mais accessible

Les essentiels, lieu par lieu

Queige (le point de départ). C’est le point de départ traditionnel pour une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Plusieurs carnets préviennent : la première montée vers la Roche Pourrie ou le refuge de Lachat est particulièrement raide. Le conseil qui revient le plus souvent est de partir tôt le matin pour éviter la chaleur sur ce premier tronçon très exposé.

Le lac de Roselend. Ce vaste plan d’eau turquoise marque souvent la fin du deuxième ou troisième jour. Les voyageurs recommandent les abords du lac pour le bivouac, tout en signalant que le vent y souffle souvent fort à la tombée de la nuit.

Le refuge de Presset et la Pierra Menta. C’est le point d’orgue de la plupart des itinéraires. Le refuge, entièrement reconstruit, fait face à la Pierra Menta, un éperon rocheux mythique. Presque tous les randonneurs conseillent de réserver ce refuge des mois à l’avance, sa capacité étant limitée et sa situation face au lac de Presset très prisée.

À ne pas raterà goûter

Il est possible d’acheter du fromage directement aux alpagistes en chemin. Beaucoup recommandent les fermes autour du Cormet de Roselend pour se ravitailler en Beaufort d’alpage à un prix très correct.

Le col du Grand Fond. À 2 671 mètres d’altitude, c’est le point culminant classique du tour. Beaucoup de récits signalent la présence de névés (plaques de neige) jusqu’à la mi-juillet sur le versant nord. Les bâtons de marche y sont vivement recommandés pour assurer ses appuis.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Le refuge de la Croix du Bonhomme. Ce refuge marque l’intersection entre le Tour du Beaufortain et le Tour du Mont Blanc (TMB). Si certains apprécient l’ambiance cosmopolite et animée qui y règne, beaucoup de randonneurs du Beaufortain regrettent le contraste brutal : on passe soudainement d’un sentier calme à une atmosphère de « gare de triage », très bruyante et surpeuplée.

avis partagés · ambiance usine pour certains

Le sens de la marche. Bien que le topo-guide officiel propose la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre au départ de Queige, une minorité de marcheurs préfère le sens inverse (départ vers Arêches). L’argument principal : cela permet d’aborder les plus forts dénivelés de manière un peu plus progressive lors des deux premiers jours.

Infos pratiques

  • Saison idéale : De mi-juillet à mi-septembre. Avant la mi-juillet, les cols d’altitude (notamment le Grand Fond) nécessitent souvent un équipement adapté à la neige.
  • Bivouac : La réglementation est stricte mais favorable. Le bivouac est toléré du coucher au lever du soleil, à l’exception de certaines zones de protection de la faune (notamment le tétras-lyre) clairement indiquées par des panneaux sur le sentier.
  • Budget sur place : À titre indicatif, comptez entre 45 et 55 euros par personne et par jour pour une nuit en demi-pension en refuge. Le bivouac réduit drastiquement ce coût, mais les repas pris en refuge (sans y dormir) tournent autour de 20 à 25 euros.
  • Accès : La gare d’Albertville est le point d’accès le plus simple. Des bus relient ensuite Albertville à Queige ou Beaufort en moins de quarante minutes.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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