Voices of Travelers

Majorque en 4 à 7 jours : l'itinéraire validé par les voyageurs

Loin des clichés du tourisme de masse, la Serra de Tramuntana et les criques de l'est se méritent. Ce qu'il faut vraiment voir, et comment éviter les foules.

La route sinueuse menant à Sa Calobra dans la Serra de Tramuntana
Les lacets spectaculaires de la route de Sa Calobra.

Majorque souffre souvent de sa réputation de destination balnéaire surpeuplée. Pourtant, à la lecture des carnets de voyage, une tout autre île se dessine : celle des routes montagneuses de la Serra de Tramuntana, des villages de pierre ocre et des criques cachées. Pour un séjour de quatre à sept jours, les voyageurs s’accordent sur un point : il faut s’éloigner des stations balnéaires du sud-ouest pour trouver l’authenticité.

Ce qui fait consensus

  • La voiture est indispensable. Presque tous les récits soulignent qu’il est impossible d’explorer la côte nord-ouest ou d’atteindre les criques isolées en bus.
  • Se lever (très) tôt. C’est le conseil qui revient partout. Pour avoir une place de parking près d’une crique ou rouler sereinement en montagne, les voyageurs recommandent d’arriver sur place avant 9 h.
fait l’unanimité · le réveil matinal

Les essentiels, lieu par lieu

Palma de Majorque. La capitale de l’île sert souvent de point de chute pour la première ou la dernière nuit. La plupart des carnets conseillent de consacrer une demi-journée à flâner autour de la cathédrale La Seu et dans les ruelles du centre historique. Plusieurs voyageurs préviennent que les restaurants autour de la Plaça Major sont chers et ciblent principalement un public de passage ; il vaut mieux s’enfoncer dans le quartier de Santa Catalina pour dîner.

Valldemossa et Deià. Ces deux villages perchés dans la Serra de Tramuntana forment le cœur historique de l’île. Le consensus recommande de s’y garer tôt le matin, les petits parkings étant rapidement saturés. Le point de vue depuis les jardins de Son Marroig, près de Deià, est très souvent cité comme le plus beau panorama de la côte ouest.

Sa Calobra. Atteindre cette crique encaissée demande d’emprunter l’une des routes les plus spectaculaires d’Europe : 13 kilomètres de lacets serrés et le fameux virage à 360 degrés du « nœud de cravate ». Beaucoup de conducteurs préviennent que le croisement avec les bus de tourisme donne des sueurs froides. L’astuce partagée par presque tous : faire la descente avant 10 h du matin.

À ne pas ratervue

Le mirador de Sa Calobra (Coll dels Reis) offre le meilleur point de vue sur les lacets de la route avant d’entamer la descente.

Le Cap de Formentor. L’extrémité nord de l’île offre des falaises plongeant à pic dans la mer. Le phare au bout de la péninsule est l’objectif de nombreux road-trips, mais son accès demande de la préparation.

À ne pas ratertransport

Attention, de juin à septembre, la route du phare est strictement interdite aux véhicules privés en journée (généralement de 10 h à 22 h). Plusieurs récits signalent de lourdes amendes automatiques par caméra. Il faut obligatoirement prendre la navette depuis Port de Pollença.

Les Calas du sud-est (Caló des Moro, Cala Llombards). Ces petites criques aux eaux claires sont très présentes dans les itinéraires. Le bémol qui revient systématiquement : l’affluence. Les voyageurs notent qu’après 10 h, il n’y a littéralement plus de place pour poser une serviette sur le sable.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Visiter Majorque en plein été. Les avis divergent fortement sur l’opportunité de s’y rendre en juillet et août. Certains voyageurs estiment qu’avec une bonne organisation (visites à l’aube, sieste l’après-midi), l’île reste très appréciable. D’autres regrettent amèrement leur choix, décrivant des parkings pleins dès 8 h 30, des embouteillages sur les petites routes et une chaleur écrasante qui limite les randonnées dans la Tramuntana.

avis partagés · sur la saison estivale

Infos pratiques

  • Saison idéale : Le printemps (mai-juin) et l’automne (septembre-octobre) font l’unanimité pour combiner baignade et randonnée sans subir la foule estivale.
  • Conduite : Les routes de la Serra de Tramuntana sont en excellent état mais très étroites. Plusieurs récits recommandent de louer une petite voiture (catégorie B) plutôt qu’un SUV pour croiser plus facilement les bus et les cyclistes.
  • Budget sur place : À titre indicatif, les voyageurs rapportent un coût de la vie légèrement inférieur à la France pour la restauration classique, mais les prix s’envolent dans les zones très prisées (Deià, Port de Sóller). Comptez environ 15 à 20 € pour un menu du jour le midi, et 3 à 4 € pour une bière.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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