Voices of Travelers

Les Highlands en 3 à 5 jours : itinéraire et conseils

Synthèse de carnets de route récents : l'itinéraire plébiscité à l'ouest, les vallées à privilégier et les pièges de la conduite à gauche.

Une route sinueuse traversant la vallée de Glencoe sous un ciel nuageux
La route A82 traversant la vallée de Glencoe.

Trois à cinq jours, c’est le format classique choisi par les voyageurs pour une première incursion dans le nord de l’Écosse, généralement au départ d’Édimbourg ou de Glasgow. À la lecture des carnets de route, un constat s’impose vite : sur une durée aussi courte, il faut faire des choix. Vouloir faire le tour complet de la région est une erreur que beaucoup regrettent.

Ce qui fait consensus

  • Se concentrer sur la côte ouest. Presque tous les récits convergent vers le même axe : remonter vers le nord-ouest en passant par le Loch Lomond, Glencoe, jusqu’à la côte face à l’île de Skye. C’est là que se concentrent les reliefs les plus spectaculaires.
  • La location de voiture. Bien qu’il existe des bus et des trains, la quasi-totalité des voyageurs opte pour le road trip. C’est le seul moyen de s’arrêter aux nombreux points de vue improvisés.
large consensus · voiture indispensable

Les essentiels, lieu par lieu

La vallée de Glencoe (Glen Coe). C’est le choc visuel du voyage. La route A82 serpente au milieu de montagnes sombres et de landes. Le conseil pratique qui revient partout est de prévoir au moins deux heures sur place, même sans grande randonnée, simplement pour s’arrêter aux parkings le long de la route, notamment au point de vue des Three Sisters.

Le viaduc de Glenfinnan. Rendu célèbre par les films Harry Potter, ce viaduc courbe attire les foules. Plusieurs voyageurs signalent que le parking officiel se remplit très vite le matin. L’astuce partagée dans les carnets est de marcher jusqu’au point de vue situé sur la colline derrière le centre des visiteurs pour avoir le meilleur angle de vue en hauteur.

À ne pas raterquand y aller

Pour voir le train à vapeur Jacobite traverser le viaduc, il faut vérifier les horaires de passage exacts sur le site officiel (généralement un passage le matin vers 10 h 45 et un autre l’après-midi), et arriver au moins 45 minutes en avance pour espérer se garer.

Le château d’Eilean Donan. Situé à la croisée de trois lochs, c’est l’un des châteaux les plus photographiés d’Écosse. Beaucoup de voyageurs s’accordent à dire que l’extérieur, particulièrement à marée haute ou au crépuscule, justifie pleinement l’arrêt sur la route menant vers le nord-ouest.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Le Loch Ness et Inverness. C’est le grand clivage des itinéraires écossais. Si le nom fait rêver, une bonne moitié des récits avoue une déception face au Loch Ness, jugé moins dramatique visuellement que les lochs de l’ouest, et bordé d’attractions très commerciales. Inverness, souvent utilisée comme ville étape, est décrite par beaucoup comme une ville fonctionnelle sans grand charme. Le consensus tend à recommander d’y passer rapidement sans y consacrer une journée entière.

avis partagés · étape dispensable

La visite intérieure d’Eilean Donan. Si l’extérieur fait l’unanimité, payer l’entrée pour visiter l’intérieur du château divise. Plusieurs carnets notent que les pièces, entièrement restaurées au XXe siècle, manquent d’authenticité par rapport aux ruines plus sauvages que l’on trouve ailleurs dans les Highlands.

Infos pratiques

  • Conduite : On roule à gauche. Sur les routes secondaires (les fameuses single-track roads), la règle d’or rappelée par tous est d’utiliser les passing places (zones d’évitement) pour laisser passer les véhicules venant d’en face, mais aussi pour laisser doubler les locaux plus rapides. Il est formellement interdit de s’y garer pour prendre des photos.
  • Météo et équipement : Le dicton écossais « quatre saisons en une journée » est cité dans presque chaque récit. La technique de l’oignon (superposer les couches) et de bonnes chaussures étanches sont impératives, même en plein mois de juillet.
  • Saison et midges : Les mois de mai et septembre sont les plus recommandés. Ils permettent d’éviter le pic d’affluence estivale, mais surtout les midges, ces minuscules moucherons piqueurs qui pullulent en juillet et août près des points d’eau et rendent certains arrêts en extérieur très pénibles.
  • Budget et hébergement : Le coût sur place est élevé, particulièrement pour la nourriture dans les pubs (compter entre 15 et 20 livres pour un plat classique). L’avertissement le plus fréquent concerne l’hébergement : dans les zones reculées comme Glencoe, les auberges et petits hôtels affichent complet des mois à l’avance. L’improvisation totale est fortement déconseillée.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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