Voices of Travelers

Trek du circuit des Annapurnas : l'itinéraire de 12 à 18 jours

Synthèse des carnets de marcheurs : les étapes clés, la gestion de l'altitude et l'impact de la nouvelle route sur cette traversée de l'Himalaya.

12 à 18 joursRandonnéeNature
Randonneurs sur un sentier rocailleux avec les sommets enneigés des Annapurnas en toile de fond
L'approche du col de Thorong La, à plus de 5000 mètres d'altitude.

Le tour des Annapurnas a changé. La piste carrossable qui grignote désormais les deux extrémités du parcours a transformé ce trek historique, mais la traversée du col de Thorong La reste une épreuve d’altitude sérieuse. En croisant les carnets de route récents, un constat s’impose : la réussite tient moins à la condition physique brute qu’à la patience face à l’acclimatation.

Ce qui fait consensus

  • Le rythme de l’altitude. Tous les récits insistent sur la règle d’or : au-delà de 3000 mètres, on ne monte pas de plus de 400 à 500 mètres par jour pour dormir.
  • L’équipement des refuges. Inutile de s’encombrer d’une tente ou de réserves de nourriture. Les tea houses jalonnent le parcours et offrent lits, grosses couvertures et repas chauds.
À ne pas raterbudget

Le Dal Bhat, plat national népalais à base de riz et de lentilles, est servi à volonté dans tous les refuges. Les marcheurs confirment : c’est le carburant le plus efficace et le plus économique du trek.

Les essentiels, lieu par lieu

  • Le départ (Besishahar ou Chame) : Beaucoup de voyageurs choisissent désormais de prendre une jeep depuis Besishahar jusqu’à Chame (2670 m) pour éviter les premiers jours de marche sur la piste poussiéreuse, souvent partagée avec les véhicules.
  • Manang (3540 m) : C’est le palier obligatoire. L’écrasante majorité des carnets recommande d’y passer deux nuits pour s’acclimater. L’astuce qui revient partout est de faire une marche d’acclimatation vers le lac de glace (Ice Lake, 4600 m) pendant la journée de repos, pour habituer l’organisme avant de redescendre dormir à Manang.
  • Le col de Thorong La (5416 m) : Le point culminant et l’épreuve reine. Les récits préviennent qu’il faut quitter le dernier camp (Thorong Phedi ou High Camp) entre 3h et 4h du matin. L’objectif est clair : passer le col avant 10h, heure à laquelle des vents violents et glaciaux se lèvent quasi systématiquement.
  • Muktinath (3800 m) : Le premier village après la redescente du col. Plusieurs voyageurs soulignent le soulagement d’y retrouver un air plus dense, et recommandent la visite de ses temples sacrés, un lieu de pèlerinage majeur pour les hindous et les bouddhistes.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

La fin du parcours après Jomsom. Une fois le col passé et la longue descente effectuée jusqu’à Jomsom (2720 m), la suite du sentier originel longe le fond de la vallée de la Kali Gandaki, où passe désormais une route très fréquentée.

avis partagés · la fin à pied ou motorisée

Certains puristes tiennent à boucler la boucle entièrement à pied jusqu’à Nayapul, estimant que les villages traversés valent l’effort malgré la poussière soulevée par les jeeps. D’autres, très nombreux, préviennent que la magie opère moins après Jomsom et préfèrent prendre un bus cahoteux ou un petit avion pour rentrer directement à Pokhara et s’épargner cette section.

Infos pratiques

  • Permis : Deux documents sont obligatoires, le permis ACAP (Annapurna Conservation Area Project) et la carte TIMS (Trekkers’ Information Management System). Les voyageurs conseillent de régler ces formalités à Katmandou ou Pokhara avant le départ.
  • Saison : Les fenêtres idéales signalées par les carnets sont octobre-novembre (ciel dégagé, nuits froides) et mars-avril (températures plus douces, rhododendrons en fleurs, mais brume possible l’après-midi).
  • Argent : Prévoyez suffisamment de roupies népalaises en liquide depuis la ville. Les distributeurs sont inexistants en altitude et le Wi-Fi des refuges, souvent payant, est trop instable pour garantir les paiements par carte.
  • Guide et porteur : Depuis 2023, la réglementation népalaise impose théoriquement un guide pour les treks en haute montagne. Beaucoup de voyageurs recommandent d’engager au moins un porteur, non seulement pour soulager son dos dans les montées raides, mais aussi pour soutenir directement l’économie locale.

Sources

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