Voices of Travelers

Trek du camp de base de l'Annapurna : l'itinéraire en 7 à 10 jours

Le consensus tiré des carnets de marche : un amphithéâtre glaciaire à 360 degrés, mais un itinéraire très fréquenté qui exige de solides rotules.

7 à 10 joursRandonnéeNature
Les sommets enneigés de l'Annapurna vus depuis le camp de base au lever du soleil
L'amphithéâtre de l'Annapurna au petit matin.

Le trek du Sanctuaire des Annapurnas (souvent abrégé ABC pour Annapurna Base Camp) est l’une des marches les plus documentées au Népal. En compilant les carnets de route, un constat s’impose : c’est une immersion en haute montagne qui ne nécessite aucune compétence technique d’alpinisme, mais qui se mérite physiquement.

Ce qui fait consensus

  • L’épreuve des marches en pierre. C’est l’avertissement qui revient dans absolument tous les récits. Le dénivelé ne se fait pas sur des sentiers en pente douce, mais sur des milliers de marches d’escalier irrégulières. Les bâtons de marche sont fortement recommandés pour soulager les genoux à la descente.
  • La règle de midi. La plupart des marcheurs préviennent que le ciel se couvre presque systématiquement en début d’après-midi. Le conseil qui revient le plus souvent est de commencer à marcher vers 7 h du matin pour profiter de la vue dégagée et arriver à l’étape suivante avant les nuages.
  • Le confort des lodges. Contrairement à d’autres treks engagés, celui-ci se fait de tea house en tea house. Les voyageurs notent qu’il n’est pas nécessaire de porter une tente ni de la nourriture pour plusieurs jours : on dort dans des lits et on mange chaud à chaque étape.
large consensus · sur le départ matinal

Les essentiels, lieu par lieu

L’itinéraire classique suit la vallée de la rivière Modi Khola. Voici les étapes qui marquent les esprits dans les carnets de voyage.

Chhomrong (2 170 m). C’est le gros village de la vallée et un point de passage obligé. Plusieurs récits mettent en garde contre la topographie du lieu : pour quitter Chhomrong, il faut descendre un interminable escalier jusqu’à la rivière, pour tout remonter de l’autre côté. Un effort psychologique à anticiper, surtout au retour.

De Deurali au Machhapuchhre Base Camp (3 700 m). La vallée se resserre et la végétation disparaît. Beaucoup de voyageurs signalent cette portion comme la plus sensible aux avalanches après de fortes chutes de neige. Il est conseillé de se renseigner auprès des locaux à Deurali avant de s’engager dans ce couloir.

L’Annapurna Base Camp (4 130 m). L’objectif final. Presque tous les carnets recommandent d’y dormir pour assister au lever du soleil le lendemain matin. À 5 h 30, les premiers rayons éclairent les sommets du Machhapuchhre et de l’Annapurna I (8 091 m) d’une lumière dorée, un moment décrit comme le sommet absolu du voyage.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

L’itinéraire en aller-retour. Contrairement au tour des Annapurnas qui forme une boucle, le trek du camp de base impose de redescendre par le même chemin à partir de Chhomrong. Certains voyageurs apprécient de revoir le paysage sous un autre angle et avec moins d’effort. D’autres trouvent ce retour un peu monotone et recommandent d’ajouter la boucle de Poon Hill au début du trek pour varier les premiers jours.

avis partagés · sur le trajet retour

L’affluence. C’est le corollaire de son accessibilité. Plusieurs carnets regrettent l’aspect « autoroute » du sentier en haute saison (octobre et avril), où les lodges affichent complet et où l’on marche souvent en file indienne.

Infos pratiques

  • Permis : Deux documents sont obligatoires, la carte TIMS (Trekkers’ Information Management System) et le permis ACAP (Annapurna Conservation Area Project). Ils s’obtiennent à Katmandou ou à Pokhara avant le départ.
  • Saison : Les deux fenêtres recommandées par l’ensemble des voyageurs sont le printemps (mars à mai) pour la floraison des rhododendrons, et l’automne (octobre à novembre) pour avoir le ciel le plus clair possible.
  • Altitude : Le camp de base culmine à 4 130 m. Bien que l’ascension soit progressive, plusieurs récits mentionnent de légers maux de tête à partir de Deurali (3 200 m). L’hydratation et une montée lente sont de rigueur.
À ne pas raterbudget

Le prix du Dal Bhat (le plat national servi à volonté) et de l’eau chaude double presque entre le point de départ et le camp de base, l’approvisionnement se faisant à dos d’homme. Prévoyez suffisamment de roupies en espèces, il n’y a aucun distributeur sur le chemin.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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