Voices of Travelers

Le mont Fuji en 1 à 2 jours : Hakone ou les Cinq Lacs ?

Le consensus des carnets de voyage pour choisir sa base d'exploration et optimiser ses chances d'apercevoir le volcan le plus timide du Japon.

1 à 2 joursNatureWeek-end
Le mont Fuji enneigé vu derrière la pagode rouge de Chureito
La vue classique depuis la pagode Chureito, dans la région des Cinq Lacs.

C’est la grande question qui traverse presque tous les récits de voyage au Japon : comment intégrer le mont Fuji à son itinéraire, et surtout, depuis où l’admirer ? À la lecture des carnets, deux camps se dessinent nettement : ceux qui optent pour la boucle thermale de Hakone, et ceux qui visent les vues dégagées de la région des Cinq Lacs (Kawaguchiko).

Le consensus

  • Dormir sur place. Bien qu’une excursion à la journée depuis Tokyo soit possible (environ 2 heures de trajet aller), la quasi-totalité des voyageurs recommande d’y passer une nuit. C’est l’occasion idéale pour tester un ryokan (auberge traditionnelle) avec un onsen (bain thermal).
  • Le matin appartient à ceux qui veulent voir le Fuji. Le volcan a la fâcheuse habitude de s’envelopper de nuages dès la fin de matinée. Le conseil qui revient partout est d’être en position d’observation dès le lever du soleil.
Fait l’unanimité · sur l’importance du matin
À ne pas raterquand y aller

La visibilité varie drastiquement selon les saisons. Les voyageurs préviennent : en été, le sommet est très souvent caché par la brume. L’hiver (de décembre à février) offre les ciels les plus clairs et les meilleures chances de l’apercevoir.

Les essentiels, lieu par lieu

L’itinéraire dépend entièrement de la région choisie. Voici ce qui ressort pour chacun des deux grands pôles.

Autour du lac Kawaguchi (Région des Cinq Lacs)

C’est ici que l’on vient pour la vue frontale. Les récits soulignent que le mont Fuji y paraît beaucoup plus imposant qu’à Hakone.

  • La pagode Chureito (parc Arakurayama Sengen). C’est la carte postale classique : la pagode rouge à cinq étages avec le volcan en toile de fond. Plusieurs carnets préviennent qu’il faut gravir près de 400 marches pour atteindre le point de vue. L’astuce partagée par beaucoup : y être avant 8 h du matin pour éviter la foule dense et profiter de la meilleure lumière.
  • Le parc Oishi. Situé sur la rive nord du lac Kawaguchi, il est très cité pour ses parterres de fleurs (notamment les lavandes en été et les kochias rouges en automne) qui encadrent le lac et le volcan.
  • Le téléphérique du mont Fuji Panorama (Kachi Kachi). Il permet de prendre de la hauteur rapidement. Beaucoup recommandent de le prendre à l’ouverture, car les files d’attente s’allongent considérablement en milieu de journée.
Large consensus · sur la vue depuis Kawaguchiko

La boucle de Hakone

Hakone offre une expérience plus diversifiée, organisée autour d’une boucle de transports très bien rodée (train, funiculaire, téléphérique, bateau).

  • La vallée d’Owakudani. Accessible en téléphérique, cette zone volcanique active impressionne les voyageurs par ses fumerolles soufrées. C’est un arrêt très documenté dans les carnets, ne serait-ce que pour l’odeur caractéristique et le paysage lunaire.
  • Le lac Ashi (Ashinoko). La traversée du lac se fait à bord de bateaux qui imitent des navires pirates, un détail qui amuse ou déconcerte selon les récits. Par temps clair, le mont Fuji se reflète dans l’eau derrière les collines.
  • Le sanctuaire de Hakone (Hakone Jinja). Son immense torii rouge qui semble flotter sur l’eau est l’un des points les plus photographiés de la région. Plusieurs voyageurs signalent qu’il faut souvent faire la queue sur la rive pour obtenir la fameuse photo sous le portique.
À ne pas ratertransport

Pour Hakone, l’achat du Hakone Free Pass est conseillé par presque tous les récits. Il inclut le trajet depuis Tokyo (Shinjuku) et donne un accès illimité à tous les transports de la boucle (trains locaux, téléphériques, bateaux, bus).

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Hakone ou Kawaguchiko ? Le choix divise vraiment les voyageurs et dépend de vos attentes.

Ceux qui votent pour Kawaguchiko soulignent que c’est la seule option si le but principal du voyage est de voir le mont Fuji de près et sans obstacle. En revanche, ils notent que la région est moins riche en activités si le volcan est dans les nuages.

Ceux qui préfèrent Hakone mettent en avant l’expérience globale : la variété des transports, l’activité volcanique d’Owakudani et la qualité des auberges thermales. Le bémol très souvent remonté : le mont Fuji y est plus lointain, souvent partiellement caché par les montagnes environnantes, et n’est finalement qu’un « bonus » dans un parcours déjà dense.

Avis partagés · sur le choix de la région

Infos pratiques

  • Accès à Kawaguchiko : Le train direct Fuji Excursion depuis la gare de Shinjuku (Tokyo) met un peu moins de 2 heures. Les bus routiers depuis Shibuya ou Shinjuku sont une alternative souvent citée, un peu moins chère mais soumise aux embouteillages.
  • Accès à Hakone : Le train Romancecar (avec supplément) relie Shinjuku à Hakone-Yumoto en 1 h 25.
  • Déplacements sur place : À Hakone, la boucle des transports dicte l’itinéraire. À Kawaguchiko, les voyageurs utilisent principalement les bus touristiques (lignes rouge, verte et bleue), bien que certains carnets recommandent la location de vélos électriques pour longer les lacs à son rythme et fuir les bus bondés.
  • Bagages : Un conseil pratique récurrent est d’utiliser le service de livraison de bagages (Takkyubin) pour envoyer ses grosses valises directement à l’étape suivante (par exemple Kyoto), et de ne voyager vers le mont Fuji qu’avec un petit sac à dos pour la nuit.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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