Voices of Travelers

Hiroshima et Miyajima : que voir en 1 ou 2 jours

Ce que les voyageurs retiennent vraiment de la ville de la paix et de l'île sacrée, avec les pièges logistiques à éviter.

Le dôme de la bombe A à Hiroshima et le torii flottant de Miyajima
Le dôme de Genbaku à Hiroshima.

L’association de la ville martyre d’Hiroshima et de l’île sacrée de Miyajima est un classique des itinéraires au Japon. Si le contraste entre le poids de l’histoire et la sérénité de la nature marque les esprits, la logistique de ces deux étapes voisines demande un peu d’anticipation.

Ce qui fait consensus

  • Vérifier les horaires des marées. C’est le conseil logistique le plus martelé dans les récits. Le grand torii de Miyajima change totalement d’aspect : les pieds dans l’eau à marée haute, accessible à pied sur le sable à marée basse.
  • Prévoir du temps pour digérer la visite d’Hiroshima. Le musée est éprouvant. Beaucoup de voyageurs préviennent qu’il est difficile d’enchaîner immédiatement avec une activité légère et recommandent une pause dans le parc.

Les essentiels, lieu par lieu

Le Musée du Mémorial de la Paix (Hiroshima). La visite prend généralement entre deux et trois heures. Les carnets de voyage soulignent la muséographie sobre mais extrêmement poignante, centrée sur les objets des victimes et les témoignages. Le conseil pratique qui revient souvent : y aller dès l’ouverture à 8h30 pour éviter les groupes scolaires, très nombreux en journée.

Fait l’unanimité · une visite éprouvante mais nécessaire

Le Dôme de Genbaku (Hiroshima). Squelette de l’ancien palais de l’exposition industrielle, c’est le seul bâtiment proche de l’hypocentre à être resté debout. Plusieurs voyageurs recommandent d’y repasser à la nuit tombée, lorsque les ruines sont éclairées et que le parc alentour se vide.

Le sanctuaire d’Itsukushima (Miyajima). Célèbre pour son torii flottant, le sanctuaire lui-même est construit sur pilotis. La plupart des récits conseillent de cibler la marée haute pour voir les bâtiments se refléter dans l’eau, l’effet étant jugé moins spectaculaire sur la vase à marée basse.

Le temple Daisho-in (Miyajima). Souvent éclipsé par Itsukushima, ce temple bouddhiste situé au pied du mont Misen est pourtant le coup de cœur de nombreux voyageurs. Les carnets louent son atmosphère paisible, ses centaines de statues de pierre coiffées de bonnets tricotés et son absence de foule.

Le mont Misen (Miyajima). Le point culminant de l’île offre une vue dégagée sur la mer intérieure de Seto. La majorité des visiteurs empruntent le téléphérique, mais beaucoup préviennent qu’il reste environ 30 minutes de marche abrupte et d’escaliers pour atteindre le sommet réel.

À ne pas raterà goûter

L’okonomiyaki version Hiroshima. Contrairement à celle d’Osaka où tout est mélangé, ici les ingrédients (chou, porc, œuf) sont superposés sur un lit de nouilles. Le bâtiment Okonomimura regroupe une vingtaine d’échoppes dédiées à ce plat.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Faire Hiroshima et Miyajima dans la même journée. C’est le grand débat logistique. Certains voyageurs affirment que c’est tout à fait faisable en commençant tôt (le musée le matin, l’île l’après-midi). D’autres estiment que c’est un marathon épuisant qui ne rend justice ni à l’un ni à l’autre, et recommandent d’y consacrer deux jours distincts.

Avis partagés · selon le rythme souhaité

Dormir sur l’île de Miyajima. Ceux qui y ont passé la nuit décrivent une atmosphère très particulière une fois les derniers ferrys partis, avec les cerfs déambulant dans les rues vides. Le bémol, soulevé par d’autres : les hébergements (ryokans) y sont très chers et presque tous les restaurants ferment à 17h. Dormir à Hiroshima reste l’option la plus économique et animée en soirée.

Infos pratiques

  • Accès : Hiroshima est à environ 1h30 de Shinkansen depuis Kyoto ou Osaka.
  • Rejoindre Miyajima : Depuis la gare d’Hiroshima, prendre un train local jusqu’à Miyajimaguchi (environ 30 min), puis le ferry (10 min).
  • Transports locaux : Le réseau de tramways (Hiroden) est le moyen le plus pratique pour circuler dans le centre d’Hiroshima.
  • Les cerfs de Miyajima : Contrairement à ceux de Nara, il est strictement interdit de les nourrir. Plusieurs récits signalent qu’ils sont très curieux et n’hésitent pas à manger les cartes en papier ou les billets de ferry qui dépassent des poches.
À ne pas raterbudget

Si vous possédez un JR Pass, sachez qu’il couvre non seulement le train local jusqu’à Miyajimaguchi, mais aussi l’un des deux ferrys (le JR Miyajima Ferry).

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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