Voices of Travelers

Le mont Ijen en 1 à 2 jours : l'ascension et le cratère

L'ascension nocturne vers le plus grand lac acide du monde et ses fameuses flammes bleues, décryptée à travers les carnets de voyageurs.

1 à 2 joursNatureRandonnée
Le lac acide turquoise du cratère de l'Ijen au lever du soleil
Le cratère de l'Ijen et son lac acide au petit matin.

L’ascension du mont Ijen, à l’extrémité est de l’île de Java, constitue souvent l’étape finale d’un périple volcanique en Indonésie. On y monte de nuit pour observer un phénomène géologique rare, avant de voir le jour se lever sur un immense lac d’acide turquoise. Si l’expérience marque les esprits, les carnets de voyage rappellent qu’elle se mérite : les conditions sont rudes, l’air est chargé de soufre et la foule est au rendez-vous.

Ce qui fait consensus

  • Un départ au milieu de la nuit. Pour espérer voir les flammes bleues avant l’aube, la quasi-totalité des voyageurs partent de leur hébergement vers minuit ou 1 h du matin.
  • Le masque à gaz n’est pas une option. Les émanations de soufre sont denses et irritantes. Tous les récits insistent sur la nécessité d’avoir un masque bien ajusté, sous peine de ne pas pouvoir respirer au sommet.
À ne pas rateréquipement

Les températures au sommet avoisinent souvent les 5 °C la nuit. La technique de l’oignon (superposition de couches) et une bonne lampe frontale reviennent comme des conseils systématiques.

Les essentiels, lieu par lieu

Le camp de base de Paltuding. C’est le point de départ de l’ascension, situé à 1 850 mètres d’altitude. Plusieurs voyageurs signalent que c’est ici qu’on paie les droits d’entrée et qu’on peut louer un masque à gaz si l’on vient sans guide. Le conseil pratique qui revient souvent : allez aux toilettes ici, il n’y en a plus ensuite.

Le chemin d’ascension. Une piste large mais extrêmement raide sur environ trois kilomètres. Beaucoup préviennent que la montée est physiquement exigeante et très poussiéreuse. Il faut constamment s’écarter pour laisser passer les « taxis-brouettes », ces chariots poussés par des locaux proposant de monter les touristes épuisés.

Le cratère et son lac acide. Une fois le soleil levé, la vue sur le lac turquoise d’un kilomètre de large se dévoile. C’est la véritable récompense du trek. La plupart des récits recommandent de marcher un peu le long de la crête pour s’éloigner de la foule massée au point d’arrivée principal et profiter du panorama plus calmement.

fait l’unanimité · sur la vue au lever du soleil

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

La descente de nuit vers les flammes bleues. Ce phénomène rare (la combustion des gaz sulfuriques à plus de 600 °C) est l’argument de vente principal de l’Ijen. Pourtant, c’est le point qui divise le plus les voyageurs. Le chemin pour descendre au fond du cratère est rocailleux, étroit et saturé de monde dans l’obscurité. Plusieurs carnets racontent une expérience étouffante à cause des nuages de gaz toxiques qui brûlent les yeux, pour finalement n’apercevoir que de timides lueurs bleues masquées par la fumée. Une part non négligeable de voyageurs conseille de faire l’impasse sur cette descente dangereuse et d’attendre sereinement le lever du soleil sur la crête.

avis partagés · sur la descente dans le cratère

Infos pratiques

  • Accès : La base de départ classique est la ville de Banyuwangi, à environ une heure de route en jeep du camp de base. Beaucoup de voyageurs font l’excursion depuis Bali, en prenant le ferry de nuit à Gilimanuk (trajet d’environ 45 minutes).
  • Saison : La période sèche, de mai à septembre, est largement recommandée. Pendant la saison des pluies, le sentier devient boueux et glissant, et l’humidité rend les nuages de gaz encore plus denses.
  • Budget sur place : Le prix d’entrée pour les étrangers varie selon le jour. À titre indicatif, comptez autour de 100 000 roupies en semaine et 150 000 roupies le week-end. La location d’un masque à gaz à Paltuding coûte environ 50 000 roupies.
  • Guide ou pas guide : Le chemin jusqu’au sommet est unique et très fréquenté, il est donc impossible de se perdre. Certains voyageurs s’y rendent par leurs propres moyens en louant un scooter, tandis que d’autres préfèrent le confort logistique d’un tour organisé incluant le transport depuis leur hôtel.

Sources

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