Voices of Travelers

Jakarta en 1 ou 2 jours : que voir, d'après les voyageurs

Souvent perçue comme une simple étape de transit, la capitale indonésienne mérite qu'on s'y arrête. Synthèse des conseils de voyageurs pour apprivoiser cette mégalopole chaotique.

La place Fatahillah dans le quartier historique de Kota Tua à Jakarta
Le quartier historique de Kota Tua, vestige de l'époque coloniale néerlandaise.

Jakarta rebute souvent au premier abord par son trafic tentaculaire et sa pollution. Pourtant, la plupart des carnets de voyage conseillent de ne pas fuir immédiatement vers Bali ou Yogyakarta. S’y attarder 24 à 48 heures permet de saisir l’histoire coloniale néerlandaise et de prendre le pouls d’une mégalopole asiatique fascinante, avant de poursuivre son itinéraire.

Ce qui fait consensus

Un conseil revient dans presque tous les récits : ne prévoyez pas un programme trop chargé. Les distances sont immenses et les embouteillages (macet) dictent le rythme de la journée. Les voyageurs s’accordent pour dire qu’une journée bien remplie, ou deux jours à un rythme plus détendu, suffisent amplement pour voir l’essentiel sans s’épuiser.

large consensus · 1 à 2 jours suffisent
À ne pas ratertransport

Pour déjouer le trafic, les voyageurs recommandent unanimement de télécharger les applications Grab ou Gojek et d’utiliser les moto-taxis (ojek) pour les petits trajets.

Les essentiels, lieu par lieu

Kota Tua (le vieux Batavia)

C’est le centre historique de la ville, vestige de l’époque où l’Indonésie était une colonie néerlandaise. La plupart des voyageurs commencent leur exploration par la place Fatahillah, entourée de bâtiments coloniaux aux façades blanches. Beaucoup recommandent de faire une pause au célèbre Cafe Batavia : si les prix y sont plus élevés qu’ailleurs, le décor des années 1930 et la vue depuis l’étage sur l’animation de la place justifient la dépense selon de nombreux récits.

Le Monument National (Monas)

Situé au centre de l’immense place Merdeka, cet obélisque de 137 mètres de haut, surmonté d’une flamme recouverte de feuilles d’or, symbolise l’indépendance de l’Indonésie. Plusieurs carnets préviennent qu’il faut arriver tôt le matin (dès l’ouverture à 8 h) si l’on souhaite monter à la plateforme d’observation, car la file d’attente s’allonge très vite et la chaleur sur l’esplanade devient vite écrasante en milieu de journée.

La Mosquée Istiqlal et la Cathédrale de Jakarta

Ces deux édifices religieux majeurs se font face, une proximité géographique souvent soulignée par les voyageurs comme un beau symbole de tolérance. Istiqlal est la plus grande mosquée d’Asie du Sud-Est. Les récits notent que les visiteurs non musulmans y sont les bienvenus : des guides anglophones bénévoles se proposent souvent à l’entrée pour faire visiter les coursives supérieures et expliquer l’architecture du lieu. Il est impératif de prévoir une tenue couvrant les jambes et les épaules.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Les immenses centres commerciaux (Malls). Jakarta abrite certains des plus grands centres commerciaux d’Asie (comme Grand Indonesia ou Plaza Indonesia). Pour certains voyageurs, c’est une étape salvatrice pour profiter de la climatisation, trouver des toilettes propres et manger dans des food courts variés et bon marché. Pour d’autres, ces temples de la consommation manquent d’authenticité et ne méritent pas qu’on y consacre de précieuses heures de voyage.

avis partagés · selon les attentes

Infos pratiques

  • Depuis l’aéroport : Le moyen le plus fiable et rapide pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport international Soekarno-Hatta est le train (Railink). Il relie l’aéroport à la gare de BNI City (Sudirman Baru) en 45 minutes environ, évitant ainsi les embouteillages imprévisibles de l’autoroute.
  • Se déplacer : Outre Grab et Gojek, le réseau de bus TransJakarta est très économique et pratique car il circule sur des voies réservées, échappant en partie au trafic. Il faut cependant acheter une carte prépayée (Flazz ou e-money) dans une supérette avant de monter.
  • Budget : La vie sur place est très abordable. Comptez entre 2 et 5 € pour un repas dans un warung (petit restaurant local) ou un food court, et moins de 2 € pour une course en moto-taxi de quelques kilomètres.
  • Quand y aller : La saison sèche s’étend de mai à octobre. Beaucoup de récits mettent en garde contre la saison des pluies (janvier et février en particulier), période durant laquelle de nombreux quartiers de la ville sont sujets à de fortes inondations qui paralysent totalement la circulation.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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