Voices of Travelers

Huangshan (les montagnes Jaunes) en 1 à 2 jours : l'essentiel d'après les voyageurs

Une synthèse des carnets de voyage pour affronter les marches, la brume et la foule des mythiques montagnes Jaunes sans se faire piéger.

Pics granitiques et pins émergeant d'une mer de nuages à Huangshan
La fameuse mer de nuages enveloppant les pics de Huangshan.

S’attaquer aux montagnes Jaunes (Huangshan), c’est accepter deux réalités qui reviennent dans presque tous les récits : on y grimpe des milliers de marches en pierre, et on y croise une foule immense. Pourtant, la promesse des pics granitiques émergeant d’une mer de nuages justifie l’effort pour la quasi-totalité des voyageurs.

Ce qui fait consensus

  • Le téléphérique est indispensable. Presque personne ne recommande l’ascension intégrale à pied depuis la base, qui épuise avant même d’atteindre les vrais points de vue.
  • La météo dicte l’expérience. Beaucoup préviennent que la fameuse « mer de nuages » n’est pas garantie : on peut tout aussi bien se retrouver dans un brouillard dense.
  • L’importance de l’itinéraire. Pour éviter de tourner en rond, les carnets conseillent de monter par un téléphérique (souvent Yuping à l’ouest) et de redescendre par un autre (Yungu à l’est).
large consensus · monter en téléphérique

Les essentiels, lieu par lieu

Tangkou (la ville étape). C’est le point de départ obligatoire au pied de la montagne. Les voyageurs conseillent d’y arriver la veille pour prendre les premières navettes de bus vers les téléphériques dès 6 h ou 6 h 30 le matin, avant l’arrivée des grands groupes.

Le pin d’accueil des invités (Ying Ke Song). Situé près de la station du téléphérique de Yuping, c’est l’arbre le plus célèbre de Chine. Les carnets préviennent qu’il faut souvent jouer des coudes pour l’apercevoir, la zone étant saturée de touristes qui s’y font photographier.

Le Grand Canyon de Xihai. C’est le point fort qui ressort de la majorité des itinéraires. Les sentiers à flanc de falaise offrent les vues les plus spectaculaires du parc. Une astuce qui revient souvent pour épargner ses genoux : descendre à pied au fond du canyon et remonter avec le petit funiculaire.

À ne pas raterbudget

Tout ce qui se vend au sommet a été monté à dos d’homme. Les récits recommandent d’emporter ses propres bouteilles d’eau et des en-cas, car les prix triplent une fois en haut.

Le Sommet de la Lumière (Guangming Ding). Le deuxième point le plus haut de la montagne, souvent ciblé pour le lever du soleil. Plusieurs voyageurs notent que la plateforme se remplit dès 4 h 30 du matin : il faut se lever très tôt pour espérer être au premier rang.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Dormir au sommet. C’est le grand dilemme des récits. Certains estiment qu’une nuit dans l’un des hôtels du sommet est indispensable pour assister au lever du soleil et pour profiter des sentiers en fin de journée, quand les excursionnistes sont partis. D’autres regrettent des tarifs exorbitants pour des chambres très basiques (voire des dortoirs bruyants), et préfèrent faire la visite au pas de course sur une seule grosse journée pour redescendre dormir à Tangkou.

avis partagés · la nuit au sommet

Infos pratiques

  • Accès : Les bus partent de la gare TGV de Huangshan Nord (Huangshanbei) jusqu’à Tangkou (environ 1 h de trajet). Depuis Tangkou, des navettes obligatoires mènent aux départs des téléphériques.
  • Équipement : Des chaussures de randonnée avec un bon amorti (pour encaisser les marches en descente) et des vêtements de pluie sont systématiquement recommandés, le temps changeant très vite.
  • Saison : Les voyageurs insistent lourdement sur un point : éviter absolument les semaines de congés nationaux chinois (début mai et début octobre), sous peine de rester bloqué des heures dans les escaliers. Le printemps et l’automne offrent les meilleures chances de voir la mer de nuages.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

Liens vérifiés à la publication. Avec le temps, certaines pages peuvent devenir inaccessibles.