Voices of Travelers

Les lignes de Nazca en 1 jour : l'essentiel selon les voyageurs

Survoler les géoglyphes ou rester au sol ? Ce que les voyageurs recommandent vraiment pour découvrir ce mystère péruvien.

Vue aérienne du géoglyphe du colibri dans le désert de Nazca
Le célèbre géoglyphe du colibri, vu du ciel.

Perdues dans le désert aride du sud du Pérou, les lignes de Nazca posent un dilemme à tous ceux qui descendent la côte : faut-il payer le prix fort pour les survoler au risque d’être malade, ou se contenter de la vue depuis le sol ? En épluchant les carnets de route de ceux qui s’y sont arrêtés, une réponse claire se dessine sur la meilleure façon d’aborder l’étape.

Ce qui fait consensus

  • Le vol matinal est impératif. Presque tous les récits insistent sur ce point : il faut voler entre 7 h et 10 h. Plus tard dans la journée, les vents se lèvent, le petit avion bouge beaucoup plus, et la visibilité baisse à cause de la brume de chaleur.
  • Le mal de l’air n’est pas un mythe. C’est la mise en garde la plus fréquente. Pour que les passagers des deux côtés de l’appareil puissent voir les figures, les pilotes enchaînent des virages très serrés, presque à la verticale.
large consensus · sur la nausée en vol

Les essentiels, lieu par lieu

L’aérodrome Maria Reiche (le survol). C’est d’ici que partent les petits Cessna (4 à 6 places) pour un vol d’environ 30 à 35 minutes au-dessus des géoglyphes. Les voyageurs conseillent de réserver la veille ou d’arriver très tôt, et surtout de prendre un cachet contre le mal des transports une bonne heure avant le décollage.

À ne pas raterà éviter

Le petit-déjeuner copieux avant le vol. La plupart des carnets recommandent d’y aller le ventre presque vide pour limiter les dégâts pendant les virages.

Le mirador métallique (sur la Panaméricaine). Située à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville, cette tour d’observation de 13 mètres de haut coûte quelques soles. Beaucoup notent que c’est une excellente alternative pour les petits budgets ou les phobiques de l’avion. On y distingue très clairement deux figures : l’Arbre et les Mains.

Le cimetière de Chauchilla. À 30 kilomètres au sud de Nazca, ce site revient souvent comme l’activité idéale pour occuper l’après-midi après le survol. Les voyageurs apprécient de pouvoir y observer des momies pré-incas, remarquablement conservées avec leurs longs cheveux, directement dans leurs tombes à ciel ouvert au milieu du désert.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Le rapport qualité-prix du survol. Si l’expérience est unique, elle divise. Certains voyageurs estiment que voir le Colibri ou le Singe depuis le ciel justifie largement la dépense. D’autres, frustrés par la brièveté du vol, la difficulté à repérer les lignes au début, ou terrassés par la nausée, avouent avoir regretté l’investissement et jugent que le mirador aurait suffi.

avis partagés · sur l’investissement du vol

Infos pratiques

  • Accès : Nazca est une étape classique en bus sur la route entre Lima (environ 7 h de trajet) et Arequipa (environ 9 h). Les bus de nuit sont très utilisés par les voyageurs pour optimiser le temps de parcours.
  • Budget : Le survol représente un budget conséquent (les prix fluctuent, mais les récits rapportent un ordre de grandeur de 80 à 100 dollars américains), auquel s’ajoute une taxe d’aéroport locale de quelques dizaines de soles à payer en espèces sur place. Le mirador et les sites archéologiques ne coûtent en revanche que quelques soles.
  • Climat : Il fait chaud et sec toute l’année dans le désert. Prévoyez de l’eau et une protection solaire, même pendant l’hiver austral (juillet-août).

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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