Voices of Travelers

El Calafate et le Perito Moreno en 3 ou 4 jours : l'essentiel d'après les voyageurs

Synthèse des récits de voyageurs : comment aborder le géant de glace de Patagonie et quoi faire autour d'El Calafate.

3 à 4 joursNatureRandonnée
Le front du glacier Perito Moreno s'effondrant dans les eaux du lac Argentino
Le front du glacier Perito Moreno, haut de 60 mètres.

Posée au bord du lac Argentino, dans l’immensité de la steppe patagonne, El Calafate est une ville qui n’existe aujourd’hui que pour une seule raison : elle est la porte d’entrée du parc national Los Glaciares. On n’y vient pas pour s’attarder en ville, mais pour affronter l’un des phénomènes naturels les plus massifs et sonores d’Amérique du Sud.

Ce qui fait consensus

  • Le choc d’échelle. Tous les récits s’accordent sur un point : aucune photo ne prépare à la taille réelle du Perito Moreno (un front de 5 kilomètres de large et de 60 mètres de haut).
  • Le bruit de la glace. C’est l’aspect le plus marquant rapporté par les voyageurs. Le glacier craque, gronde et s’effondre dans un fracas de tonnerre permanent.
  • La nécessité du coupe-vent. Même en plein mois de janvier (l’été austral), le vent patagon souffle fort et fait chuter la température ressentie près de la glace.
fait l’unanimité · l’expérience d’une vie

Les essentiels, lieu par lieu

Les passerelles du Perito Moreno

Le parc national Los Glaciares se trouve à 80 kilomètres de la ville (environ 1 h 30 de route). Le site est aménagé avec un réseau de 5 kilomètres de passerelles métalliques (les pasarelas) divisé en plusieurs circuits de couleurs, permettant d’observer le glacier sous tous les angles. La majorité des carnets conseillent de parcourir l’ensemble des circuits, ce qui prend environ trois à quatre heures en prenant son temps. L’astuce qui revient le plus souvent est d’arriver sur le site en début d’après-midi : les bus de groupes matinaux repartent, et surtout, la glace réchauffée par le soleil craque beaucoup plus fréquemment.

À ne pas raterquand y aller

Pour maximiser vos chances de voir de gros blocs de glace se détacher, les voyageurs recommandent de se poster sur le circuit inférieur (le plus proche de l’eau) entre 14 h et 16 h.

La réserve écologique Laguna Nimez

Située à seulement un kilomètre à pied du centre-ville d’El Calafate, cette petite réserve humide borde le lac Argentino. C’est le lieu idéal pour observer la faune locale, notamment les flamants roses du Chili, les cygnes à cou noir et les ibis. Plusieurs voyageurs notent que c’est une excellente activité pour occuper une demi-journée d’arrivée ou de départ. Le conseil pratique récurrent est d’y aller en fin de journée pour profiter de la lumière rasante sur la steppe et les montagnes en arrière-plan.

Le Glaciarium

À quelques kilomètres à l’extérieur de la ville, ce musée moderne est dédié à la glaciologie. Il explique la formation des glaciers, l’histoire des explorations patagonnes et l’impact du réchauffement climatique. Certains récits le recommandent chaudement comme plan de repli lors d’une journée de forte pluie. L’accès est facilité par une navette gratuite qui part régulièrement du centre d’El Calafate (près du secrétariat au tourisme), un détail pratique souvent salué.

Si le Perito Moreno se voit très bien depuis la terre, les autres géants du parc nécessitent de prendre le bateau depuis le port de Punta Bandera (à 47 km d’El Calafate). Le glacier Spegazzini possède les parois les plus hautes du parc (jusqu’à 135 mètres). Presque tous les voyageurs qui ont fait cette excursion d’une journée complète préviennent qu’elle se déroule exclusivement sur de gros catamarans très fréquentés. Le conseil est de s’habiller très chaudement pour pouvoir rester sur les ponts extérieurs, les places près des vitres à l’intérieur étant prises d’assaut.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Le Minitrekking (marcher sur le glacier). L’excursion qui permet de chausser des crampons et de marcher une heure et demie sur la glace du Perito Moreno est le grand sujet de débat. D’un côté, beaucoup décrivent une expérience mémorable et unique. De l’autre, plusieurs voyageurs soulignent le coût exorbitant de l’activité (qui augmente régulièrement avec l’inflation argentine) et son côté très encadré, un peu “à la chaîne”. Ceux qui cherchent un défi sportif lui préfèrent souvent l’option “Big Ice” (plus longue et physique), tandis que d’autres estiment que la vue depuis les passerelles et un tour en bateau suffisent amplement.

avis partagés · selon le budget

L’ambiance de la ville d’El Calafate. L’artère principale, l’Avenida del Libertador, concentre restaurants, boutiques de souvenirs et agences de voyage. Certains voyageurs apprécient le confort de cette base arrière bien équipée, idéale pour déguster un cordero patagónico (l’agneau grillé local) après une journée au froid. D’autres la trouvent artificielle, chère et dépourvue de charme authentique, conseillant de ne pas y consacrer plus de temps que nécessaire.

Infos pratiques

  • Saison : La haute saison court de novembre à mars (été austral). Les journées sont longues, mais c’est aussi la période la plus venteuse et la plus fréquentée. L’hiver (juin-août), de nombreuses excursions et hôtels ferment.
  • Accès : L’aéroport international (FTE) est à 20 km du centre. Des navettes privées ou des taxis assurent la liaison. Pour continuer le voyage, des bus relient quotidiennement El Calafate à El Chaltén (environ 3 h de route) pour la randonnée, ou à Puerto Natales au Chili.
  • Se déplacer vers le parc : Si vous ne louez pas de voiture, des bus partent chaque matin et chaque début d’après-midi du terminal d’El Calafate vers le Perito Moreno. Le trajet aller-retour s’achète facilement la veille.
  • Budget et monnaie : La Patagonie est la région la plus chère d’Argentine. L’entrée du parc national Los Glaciares représente un coût significatif (valable pour un jour, avec une réduction pour le deuxième jour consécutif). Les voyageurs rappellent l’importance de vérifier le taux de change applicable aux cartes bancaires étrangères (taux MEP) ou de prévoir suffisamment d’espèces, les terminaux de paiement étant parfois capricieux avec le réseau.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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