Voices of Travelers

Buenos Aires en 4 à 5 jours : que voir, d'après les voyageurs

Une métropole gigantesque aux airs européens, mais au rythme sud-américain. Synthèse des carnets de voyage pour optimiser son temps sans courir.

Les façades colorées en tôle du Caminito dans le quartier de La Boca
Les célèbres façades colorées du Caminito, à La Boca.

Buenos Aires est une capitale tentaculaire qui s’appréhende par quartiers, chacun possédant une identité radicalement différente. Avec quatre à cinq jours sur place, la plupart des récits estiment qu’on a le temps de s’imprégner des ambiances variées de la ville, de ses cafés historiques à ses marchés dominicaux, sans passer sa journée dans les transports.

Ce qui fait consensus

  • Le dimanche à San Telmo. C’est le conseil d’organisation qui revient le plus souvent : caler la visite de ce quartier un dimanche pour profiter de sa célèbre foire (Feria de San Telmo) qui s’étire sur plusieurs kilomètres.
  • Loger à Palermo. Pour la sécurité, l’animation nocturne et le choix de restaurants, une écrasante majorité de voyageurs choisissent d’établir leur camp de base dans ce grand quartier verdoyant.
large consensus · le quartier où loger
À ne pas ratertransport

La carte SUBE est l’unique moyen de payer les bus et le métro (Subte). Les voyageurs conseillent de l’acheter dès l’arrivée dans un kiosco et de la recharger très régulièrement, car les points de recharge ne sont pas toujours évidents à trouver.

Les essentiels, lieu par lieu

Palermo (Soho et Hollywood). C’est le poumon branché de la ville. Les carnets décrivent un dédale de rues pavées, de fresques de street art et de terrasses ombragées. Plusieurs voyageurs recommandent de louer un vélo pour explorer les Bosques de Palermo (les bois de la ville) et la roseraie en fin d’après-midi, quand la chaleur retombe.

La Recoleta et son cimetière. Le quartier chic aux faux airs de Paris, connu pour son architecture élégante. L’attraction principale est son cimetière monumental, véritable labyrinthe de marbre. Presque tous les récits conseillent d’y aller le matin pour éviter la foule des visites guidées, et de coupler cette étape avec la librairie El Ateneo Grand Splendid, aménagée dans un ancien théâtre à quelques rues de là.

San Telmo. Le quartier historique, berceau du tango. Outre le marché du dimanche, les voyageurs aiment s’y perdre pour ses antiquaires et ses vieux cafés. L’astuce partagée par beaucoup est de s’asseoir à la Plaza Dorrego en fin de journée : des danseurs de tango s’y produisent souvent spontanément à la tombée de la nuit.

Le Microcentro et la Plaza de Mayo. Le centre politique et financier. On y trouve la Casa Rosada (le palais présidentiel) et l’Obélisque sur l’immense avenue 9 de Julio. Plusieurs carnets préviennent que le quartier se vide et devient beaucoup moins rassurant le soir et le week-end : il est préférable de concentrer cette visite sur un jour de semaine, pendant les heures de bureau.

La Boca et le Caminito. L’ancien port aux maisons de tôle peintes de couleurs vives. C’est l’image de carte postale de Buenos Aires, très présente dans les itinéraires. Le conseil pratique unanime : s’y rendre de jour, de préférence en taxi ou VTC, et ne surtout pas s’éloigner des deux ou trois rues ultra-touristiques du Caminito, les ruelles adjacentes posant de réels problèmes de sécurité.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

L’authenticité de La Boca. Si les couleurs du Caminito attirent tous les objectifs, beaucoup de voyageurs ressentent un décalage. Certains y voient un musée à ciel ouvert joyeux, d’autres décrivent un décor de théâtre pensé uniquement pour les touristes, avec ses danseurs de tango monnayant les photos et ses restaurants aux prix gonflés.

avis partagés · très touristique

Puerto Madero. Ce quartier de docks réhabilités divise également. Une partie des récits apprécie la promenade moderne le long de l’eau et la tranquillité de la réserve écologique adjacente. D’autres trouvent que ces grands gratte-ciels manquent cruellement de l’âme et de la chaleur qui caractérisent le reste de la capitale argentine.

Infos pratiques

  • La monnaie et le change : L’économie argentine est complexe. Presque tous les carnets soulignent l’importance de se renseigner sur le taux de change parallèle (le dollar “blue”) ou d’utiliser des services comme Western Union pour obtenir des pesos à un taux bien plus avantageux que le taux officiel, ce qui change radicalement le budget du séjour.
  • Se déplacer : La ville est immense. Le métro (Subte) est pratique pour relier le centre aux grands quartiers, mais les bus (colectivos) quadrillent mieux la ville. Les applications de VTC (Cabify, Uber) sont très utilisées par les voyageurs pour rentrer le soir en toute sécurité.
  • Sécurité : Le consensus est à la vigilance sans paranoïa. Les vols à l’arraché (notamment de téléphones portables) sont fréquemment signalés dans les récits. Il est conseillé de ne pas marcher avec son téléphone à la main près de la route et de prendre un VTC la nuit.
  • Quand y aller : Les saisons sont inversées par rapport à l’Europe. Le printemps (octobre-novembre), avec la floraison violette des jacarandas, et l’automne (mars-avril) sont les périodes les plus plébiscitées pour éviter la chaleur étouffante de l’été portègne (janvier-février).
À ne pas raterbudget

Les prix en Argentine fluctuent énormément à cause de l’inflation. Les voyageurs recommandent de toujours vérifier les tarifs récents sur place et de privilégier les paiements en espèces (pesos obtenus au bon taux) pour les petits commerces et les restaurants.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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