Voices of Travelers

La Route 66 de Chicago à Los Angeles : l'itinéraire des voyageurs

Synthèse des carnets de route : le temps qu'il faut vraiment, les étapes qui valent le détour et les pièges d'un mythe de 4 000 kilomètres.

Panneau Route 66 peint sur l'asphalte dans le désert de Mojave
Le tracé historique à travers le désert californien.

Traverser les États-Unis sur la « Mother Road » est un projet qui demande une préparation minutieuse. Sur les dizaines de carnets de route dépouillés, une réalité s’impose d’emblée : la route originelle n’existe plus d’un seul tenant. Il faut la chercher, la suivre par bribes, et surtout prendre son temps.

Ce qui fait consensus

  • Trois semaines minimum. C’est la durée plancher qui revient dans presque tous les récits pour parcourir les huit États sans transformer le voyage en course d’endurance. Un mois entier est souvent jugé idéal.
  • Le sens de la marche. La grande majorité des voyageurs recommande de partir de Chicago vers Los Angeles (d’Est en Ouest), pour suivre le sens historique des migrations et rouler avec le soleil dans le dos l’après-midi.
fait l’unanimité · 3 semaines minimum
À ne pas raternavigation

Un GPS classique vous ramènera systématiquement sur l’autoroute. La quasi-totalité des voyageurs s’appuie sur l’application Route 66 Navigation ou le guide papier EZ66 pour trouver le tracé historique.

Les essentiels, lieu par lieu

Chicago (Illinois) : le point de départ. Presque tous les voyageurs commencent par la photo rituelle devant le panneau « Begin Route 66 » sur Adams Street. Le conseil pratique qui revient le plus souvent : ne louez votre véhicule qu’au moment de quitter la ville, le stationnement y étant hors de prix et la circulation complexe.

Cadillac Ranch (Amarillo, Texas). Dix Cadillac sont plantées dans le sol au milieu d’un champ, couvertes de graffitis. Beaucoup de récits recommandent d’acheter une bombe de peinture dans un supermarché avant d’arriver pour laisser sa trace. Plusieurs préviennent que le vent souffle fort dans la plaine : attention aux retours de peinture sur les vêtements.

Petrified Forest National Park (Arizona). C’est le seul parc national traversé directement par le tracé historique. Les voyageurs conseillent d’y consacrer au moins une demi-journée pour rouler le long des tronçons de bois fossilisé et profiter des points de vue sur le Painted Desert.

Oatman (Arizona). Un ancien village minier célèbre pour ses ânes sauvages en liberté dans la rue principale. Plusieurs carnets préviennent que la route pour y accéder (la Sitgreaves Pass) est très sinueuse, étroite et sans parapet : une étape qui demande de la prudence, particulièrement si vous conduisez un gros camping-car.

Santa Monica (Californie) : la ligne d’arrivée. Le panneau « End of the Trail » sur la jetée marque la fin du périple face à l’océan Pacifique. Les récits signalent que le parking de la jetée est souvent saturé et cher l’après-midi ; la plupart conseillent de se rabattre sur les parkings couverts du centre-ville, situés à quelques rues de là.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

Faut-il rouler sur chaque kilomètre du tracé historique ? Les puristes s’y emploient avec acharnement, cherchant la moindre portion d’asphalte d’origine. D’autres voyageurs avouent sans complexe avoir emprunté l’autoroute (Interstate 40) sur les portions jugées les plus abîmées ou monotones, notamment dans le Texas ou le désert de Mojave, pour gagner du temps et se reposer.

avis partagés · sur le purisme du tracé

Infos pratiques

  • Quand y aller : Le printemps (mai-juin) et l’automne (septembre-octobre) font l’unanimité pour éviter les extrêmes. L’été est caniculaire dans les déserts de l’Arizona et de la Californie, tandis que l’hiver amène la neige à Chicago et sur les hauts plateaux du Nouveau-Mexique.
  • Budget : À titre indicatif, le budget carburant est conséquent sur plus de 4 000 kilomètres. Côté hébergement, les voyageurs notent que les motels historiques et indépendants coûtent souvent un peu plus cher que les grandes chaînes standardisées de bord d’autoroute, mais qu’ils constituent le cœur de l’expérience.
  • Monnaie : La carte bancaire est acceptée partout, mais prévoyez toujours des petits billets en dollars pour les pourboires (obligatoires au restaurant) et les petites boutiques de souvenirs indépendantes le long de la route.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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