Voices of Travelers

Le désert Blanc et le désert Noir en 2 jours : l'excursion, d'après les voyageurs

Une synthèse des récits de voyageurs pour réussir son excursion de deux jours dans les déserts égyptiens, entre formations calcaires et nuits à la belle étoile.

Formations de craie blanche dans le désert Blanc en Égypte au coucher du soleil
Les formations calcaires du désert Blanc, sculptées par le vent.

L’excursion dans le désert Blanc et le désert Noir est le grand classique des échappées depuis Le Caire. Sur la douzaine de carnets de voyage épluchés, l’organisation suit presque toujours le même rythme : un départ matinal de la capitale, un changement de véhicule à l’oasis de Bahariya, et une nuit en bivouac sous les étoiles.

Ce qui fait consensus

  • Le contraste saisissant. Les récits soulignent l’enchaînement étonnant entre les dunes dorées, les cônes volcaniques noirs et l’immensité blanche, le tout en l’espace de quelques dizaines de kilomètres.
  • La nuit à la belle étoile. C’est le point d’orgue de l’excursion. Dormir autour du feu, souvent sur de simples matelas posés sur le sable, est décrit comme l’expérience la plus marquante du séjour.
  • L’importance du guide bédouin. Presque tous les voyageurs insistent sur le rôle central du chauffeur-guide, qui gère la navigation hors-piste, l’installation du campement à l’abri du vent et la préparation des repas.
fait l’unanimité · l’expérience du bivouac

Les essentiels, lieu par lieu

L’oasis de Bahariya. Située à environ 360 kilomètres du Caire, c’est la porte d’entrée des déserts. Les voyageurs y arrivent en minibus ou en voiture sur route goudronnée, avant de transférer leurs affaires dans les 4x4 locaux. Plusieurs carnets conseillent d’en profiter pour acheter de l’eau en grande quantité et du papier toilette avant de s’enfoncer dans les dunes.

Le désert Noir. À une cinquantaine de kilomètres au sud de Bahariya, le paysage change radicalement. Les collines de sable se couvrent de dolérite, une roche volcanique noire. La plupart des excursions prévoient l’ascension d’une de ces collines (souvent surnommée la montagne Anglaise). Le conseil qui revient le plus souvent : prévoir de bonnes chaussures fermées, car la roche est coupante et la pente très glissante.

La montagne de Cristal. Un arrêt systématique sur la route vers le sud. Il s’agit d’une crête rocheuse incrustée de cristaux de quartz et de calcite. Plusieurs voyageurs préviennent qu’il ne faut pas s’attendre à une montagne géante, mais plutôt à une grande arche rocheuse. Les guides rappellent qu’il est formellement interdit de ramasser les cristaux en souvenir.

La vallée d’Agabat. Souvent décrite comme la zone de transition. Les récits mentionnent ses immenses formations rocheuses dorées émergeant du sable fin. Beaucoup de chauffeurs y marquent une pause pour proposer de faire du sandboard (surf sur sable) sur les grandes dunes.

Le désert Blanc. Le terminus de la première journée. Les 4x4 slaloment entre les monolithes de craie blanche, dont les fameux rochers « poulet et arbre » ou « champignon ». C’est ici que les guides installent le bivouac pour la nuit. Les voyageurs recommandent de s’éloigner un peu du campement au lever du soleil pour voir la roche changer de couleur, passant du rose au blanc éclatant.

À ne pas raterquand y aller

La fenêtre de tir idéale s’étend d’octobre à avril. Les récits déconseillent fortement l’été (chaleur écrasante) et préviennent qu’en plein hiver (décembre et janvier), les températures nocturnes frôlent le zéro.

Les avis partagés

C’est là qu’un guide honnête se distingue.

La route depuis Le Caire. Il faut compter entre 4 et 5 heures de route goudronnée pour atteindre Bahariya, puis encore 2 à 3 heures de piste pour le désert Blanc. Certains voyageurs trouvent que ce ratio route/désert est un peu lourd pour une simple excursion d’une nuit. Ceux qui ont plus de temps suggèrent de rester deux nuits dans le désert ou de prolonger vers l’oasis de Dakhla pour mieux amortir le trajet.

avis partagés · sur le temps de route

L’affluence sur les spots photo. Bien que le désert soit immense, les 4x4 suivent souvent le même circuit et s’arrêtent aux mêmes rochers emblématiques. Quelques carnets regrettent un léger effet de file indienne en fin d’après-midi, bien que l’isolement redevienne total une fois le campement monté pour la nuit.

Infos pratiques

  • Accès : La majorité des voyageurs réservent un forfait complet depuis Le Caire (transfert, 4x4, repas, nuit). Il est aussi possible de prendre un bus public (Upper Egypt Bus Co) depuis la gare routière de Turgoman au Caire jusqu’à Bahariya, puis de négocier un 4x4 sur place, ce qui réduit les coûts mais demande plus d’organisation.
  • Contrôles de police : Les checkpoints militaires sont nombreux sur la route entre Le Caire et Bahariya. Gardez toujours votre passeport à portée de main.
  • Équipement pour la nuit : Même au printemps, le vent se lève à la nuit tombée. Les récits insistent sur la nécessité d’emporter une polaire épaisse, un bonnet et des chaussettes chaudes, ainsi que des lingettes humides (il n’y a ni eau courante ni toilettes dans le désert).
  • Budget : À titre indicatif, une excursion privée de deux jours tout compris depuis Le Caire se négocie souvent entre 100 et 150 euros par personne, selon la taille du groupe et le niveau de confort du transfert.

Sur la carte

Fond de carte : © OpenStreetMap, © CARTO.

Sources

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